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  • : Décryptage humoristique (ou non) des choses de la vie, délires poétiques, réflexion et bonne humeur.
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23 novembre 2020 1 23 /11 /novembre /2020 15:44
 

Je sens que c'est la fin qui me triture tout l'intérieur. Il y a toujours une heure dans la journée où je commence à sentir la fin. Cela peut aller jusqu'à l'obsession. À moins d'être très occupée et d'avoir l'esprit absolument engagé dans autre chose, j'y pense quotidiennement, trois à quatre fois par jour. Souvent dès le lever. Il paraît que c'est en lien avec mon mal au vide.

 

Il paraît aussi qu'on a tous plus ou moins tôt cette sensation, mais moi je l'ai ressentie vraiment très tôt, la fin. À peine ma vie avait-elle commencé qu'elle était déjà là, la fin.

Toute petite j'avais conscience de l'existence de la fin. Pourtant on faisait tout pour que je n'y pense pas :

"Mais non ce n'est pas la fin, pense à autre chose." "C'est inquiétant, cette enfant parle toujours de la fin." "Arrête avec ça ! Sais-tu qu'il y a des pays où les enfants sentent vraiment la fin ?" Oui je le savais bien sûr, qu'il n'y avait pas que ma fin, qu'il y avait aussi la fin dans le monde. Bien sûr, mais n'empêche, ma fin aussi était là.

 

Alors on m'a conseillé des coupe-fin. Ne jamais aller jusqu'au bout des choses. Ne pas terminer les livres, ni les films, ne pas terminer les phrases et les laisser en suspens.

Couper avant la fin. Ça ne marche pas, au contraire, cela aiguise l'appétit de la suite.

 

Un jour on m'a demandé s'il valait mieux courir à sa perte ou manger à sa fin.

À cette question, je n'ai toujours pas trouvé de réponse. Alors je reste sur ma fin et ce n'est que le début.

 

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