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  • : Au tour de Clo
  • : Décryptage humoristique (ou non) des choses de la vie, délires poétiques, réflexion et bonne humeur.
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15 novembre 2020 7 15 /11 /novembre /2020 15:24

Quelques autos garées jusqu’en bas de la rue.

Des chats couchés dessous.

Un passant qui traverse.

Les arbres des jardins aux soirs criblés d’averses,

Les arbres des jardins

et le ciel au-dessus.

 

Un oiseau s'égosille sur une cheminée,

et les heures trop sages

continuent leur chemin

en creusant leurs sillons, ravinant nos visages.

On n'entend plus l'oiseau.

Peut-être est-il tombé ?

 

Elle,

elle aurait voulu

des fenêtres qui s'ouvrent au bord du précipice

des flaques d'eau changées en vagues gigantesques

qui avalent la rue, qui engloutissent tout.

Et ce vent trop fluet, qu'il devienne ouragan,

qu'il fasse valser les murs,

qu'il détruise la ville.

Que la terreur des hommes se répande jusqu'aux nues,

qu'elle s'infiltre jusqu'au creux de la terre,

et que leurs cris, leurs suppliques

rendent sourds jusqu'aux dieux.

 

Elle,

elle aurait voulu le chaos

pour respirer un peu.

 

Toutes les portes devraient toujours rester fermées,

et les volets tirés.

Et les humains devraient se contenter de la nuit,

même au cœur de midi.

 

Elle répète inlassablement :

"Pourquoi de la lumière puisque tu n'es plus là ?

Pourquoi de la lumière ?

Pourquoi rien n’a changé ? Pourquoi est-ce pareil ?

Pourquoi le vent balaie les feuilles craquelées ?

Et lorsque j'écarte le rideau à la fenêtre de ma peine,

c'est calme à en pleurer."

 

Quelques autos garées jusqu’en bas de la rue.

Des chats couchés dessous.

Un passant qui traverse.

Les arbres des jardins aux soirs criblés d’averses,

Les arbres des jardins

et le ciel au-dessus.

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