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  • : Au tour de Clo
  • : Décryptage humoristique (ou non) des choses de la vie, délires poétiques, réflexion et bonne humeur.
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5 janvier 2020 7 05 /01 /janvier /2020 15:10

Texte issu d'un atelier d'écriture où je proposais d'écrire une histoire abordant la peur sous l'angle "peur de" et / ou "peur pour". Temps imparti : 20 minutes.

 

 

La plupart du temps, il rentrait en titubant. Il s'acharnait sur la serrure, trouvait enfin la bonne clef et je l'entendais s'étaler de tout son long sur un canapé ou un fauteuil. La chute, ponctuée d'un monumental "Bordel !", ne laissait pas de doute sur un état avancé d'ébriété.

À peine entendais-je ses pas dans l'escalier que je fermais la porte à double tour, machinalement, mais un peu inquiète tout de même. Le matin, je me surprenais à attendre qu'il fût descendu pour sortir de mon appartement. C'était loin d'être une obsession mais il était certain que si je pouvais éviter de le croiser, je ne m'en portais pas plus mal.

Parfois cela sentait l'urine et l'alcool jusque sur le palier. Je n'osais pas en parler au syndic de copropriété, mais je ne voulais pas non plus perdre du temps à nettoyer, aérer, désodoriser. Ce n’était pas mon problème ce type-là. Et puis une part de moi craignait sans doute qu'il ne s'en rendît compte. Il aurait alors pu mal le prendre, cogner à ma porte, m'injurier, que sais-je ? Nous avions à peine échangé trois mots lorsque j'avais emménagé quatre mois plus tôt. Quand l'ascenseur rempli de cartons s'était arrêté au troisième étage, il m'avait fixée d'un œil torve. "Ça va durer longtemps ?" Moi qui pensais qu'un voisin sympathique eût éventuellement pu me donner un coup de main, ou du moins, se présenter, afficher un sourire (hypocrite peut-être) de bienvenue. Mais non, rien. Et pire que rien, l'hostilité déjà. Et déjà dans son haleine, la suspicion d'un alcoolisme rapidement avéré.

Certains soirs il criait, et les murs de sa salle de bains attenante à la mienne tremblaient sous la poussée puissante de ses poings. Que faisait-il ? Je l'imaginais hurlant devant le miroir, saisissant à deux mains le meuble ou la vasque, les secouant nerveusement. Je poussais le bouton de la radio pour ne plus l'entendre. Deux ou trois fois, en plus de la porte d'entrée, je fermai à clef la porte de ma chambre.

 

Puis le silence. Plus de cris, plus de tintement de trousseau de clefs, plus de pas lourd et traînant, plus son odeur.

La voisine du quatrième m'apprit qu'il avait été hospitalisé. Son vélo s'était fait renverser à deux pas de l'immeuble. Faire du vélo dans cet état... Enfin, c'était toujours mieux que conduire une voiture. Je n’aurais pas aimé le croiser sur ma route.

Il revint dix jours plus tard. Une jambe dans le plâtre, le visage encore violacé. Sobre. Il me dit « Bonjour » en sortant de l'ascenseur. Je crus même l'apercevoir sourire, un pauvre sourire, comme si ses lèvres en avaient perdu l'habitude. D'une voix étrangement douce il articula :

"Ça vous dérange ?
- Pardon ?
- Le bruit que je fais parfois. Ça vous dérange ?
- Euh... Non... Enfin... Ça me fait un peu peur.
- Peur ? Vous avez peur ? Pour moi ?"
Son visage s'éclaira un instant. Je balbutiai :
"Euh, en fait, je... je suis pressée. Excusez-moi. Bonne soirée."

Je restai ce soir-là longtemps immobile sur une chaise, à repenser à ce voisin étrange. Pour la première fois, l'idée que je ne savais rien de lui, rien des raisons qui le poussaient à boire, à s'autodétruire ainsi m'effleura. Pour la première fois. Bien sûr je n'allais pas jouer les Mère Theresa ou les bonnes samaritaines ou je ne sais quoi, je m'étais déjà souvent fait avoir, mais peut-être devais-je lui demander si ça allait.

Je frappai à sa porte le lendemain. "Besoin de rien ?" Nous étions partis sur des phrases courtes. "Un café j'veux bien." J'entraperçus le living, des photos au mur, une guitare. Je ne l'avais jamais entendu jouer. Il remarqua mon regard appuyé sur l'instrument et murmura : "Elle était à ma femme. Elle a été fauchée par un camion l'an dernier."

 

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3 janvier 2020 5 03 /01 /janvier /2020 13:33

Je le trouvais très beau dans son joli costume.
Dès le premier instant, il m'appela "Ma caille".
Je lui dis "Mon canard" dans un souffle canaille.
En un mot comme en cent, illico nous nous plûmes.

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3 janvier 2020 5 03 /01 /janvier /2020 13:25

L'atlas d'anatomie permet de deviner
Le métier du docteur et sa spécialité.
En feuilletant un peu celui d'un oculiste,
Un indice évident vous mettra sur la piste :
Au chapitre ophtalmo, les pages sont cornées.

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2 janvier 2020 4 02 /01 /janvier /2020 18:30

Mon chou ! Mon chou ! Mon chou ! Mais que tu es timide !
Cru, tu es acide. Farci, tu es morose.
Dilué en potage, te voilà insipide.
Il te faudrait connaître une métamorphose :
Sois la star ! Lâche-toi ! Et pour la potée, ose !

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31 décembre 2019 2 31 /12 /décembre /2019 16:17

Pendant très longtemps,
pendant des années,
je n'ai pas compris
pourquoi
les poètes écrivaient
sur les fleurs,
et les arbres,
et le ciel,
et les couleurs changeantes de la mer,
et l'horizon qui reste toujours droit,
désespérément horizontal.


Observer et décrire les paysages,
célébrer la nature,
tout cela me paraissait
mièvre,
puéril,
irritant de naïveté,
sans commune mesure
avec la complexité des sentiments humains,
avec le tumulte du monde
et les combats à mener :
une déconnexion de l'humanité.

 

Et puis
j’ai appris,
peu à peu,
en déshabillant mes yeux
(mes yeux servant à mon corps animal
et de passage,
corps au souffle précaire et provisoire),
j'ai appris
en déshabillant mes yeux
(afin qu'ils soient nus et délivrés des préjugés),
que la vérité
est là,
dans cette nature,
dans cette obstination à exister,
sans rien attendre d'un regard,
dans cet entêtement à survivre,
à trouver mille stratagèmes
pour croître et rayonner,
toujours et sans relâche.

 

J'ai alors senti
toute l'humilité
qui découle de cette contemplation.
Et j'ai souri en pensant :
"Que sont mes pauvres mots,
incolores et volatils,
devant une corolle qui s'ouvre,
et s'ouvre à l'infini, ici et ailleurs,
et sur tout l'espace de la Terre ?"

 

Car dans mille ans encore,
quand moi qui écris, je ne serai plus rien,
quand toi qui me lis, tu ne seras plus rien,
les arbres continueront à embrasser le ciel.

 

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19 décembre 2019 4 19 /12 /décembre /2019 15:17

texte écrit lors d'un atelier d'écriture que j'ai animé à la Maison Louis Guilloux. Consigne : commencer un monologue par "Pas de cadeaux pour Noël !" Temps imparti : 20 minutes

 

Pas de cadeaux pour Noël ! Cette année, c'est décidé, j'arrête ! J'arrête de courir de-ci de-là pour trouver la voiture téléguidée d'Arthur, les chaussons fourrés d'Hector, la salopette hyper fashion à 200€ de Camille, la cuvée 77 de Bourgueil ou le petit Sauternes millésimé de Patrick.

Parce que ma patience, elle est à l'image de mon portefeuille : elle n'est pas inépuisable ! Non mais oh ! Et puis quoi encore ! "Je veux le Playmobil qui revient du Jihad !" qu'il me dit, Jaunisse, en tapant du pied. Je comprends qu'il en veuille à ses parents avec un prénom pareil, mais c'est bon hein ! Ma sœur ferait mieux de lui faire voir un psy, au neveu ! Et elle aussi, elle yoyote complètement : la méthode Assimil italien qu'elle me demande, "mais si tu ne trouves que celle à 5000 c'est bien aussi !"

Non vraiment c'est à s'arracher les cheveux ! Il est hors de question que cette année encore je passe plus de temps dans les centres commerciaux qu'à mes cours de yoga !

Et puis je les connais par cœur. Avant le réveillon : "Dis, dis, on va faire un tour au marché de Noël, dis ? Pour manger une gaufre et boire un vin chaud !?" C'est cela oui... Et qui se retrouve à porter les sacs en papier kraft remplis d'horreurs, toutes hors de prix ? Les petits bijoux, les petits tableaux, les petits porte-clés, les petites lingettes en tissu recyclé écoresponsable avec le savon à la lavande qui vaut vingt balles !! "C'est moche, oui c'est vrai, mais au moins c'est fait main !" qu'elle m'a dit une fois Viviane. Ah ben, si quand c'est fait main, ça excuse tout... La prochaine fois je lui peins un pot de yaourt pour en faire un vide-poches maison. "Mais c'est très très moche !" qu'elle pourrait me dire. "Oui mais c'est très très local !!"

Parce qu'en vérité, ça sert à quoi tous ces gadgets, ces bibelots, ces livres qu'on ne lira pas, ce T-shirt "Vive la vie de retraité !" qu'on aura peur de porter sous peine de se faire lyncher par les natifs d'après 75, ces foies gras, ces truffes, ces pâtes de fruits qui envahissent le placard, complètement incongrus au milieu du riz et des soupes déshydratées ??

À rien ! Ça ne sert à rien ! Juste à nous occuper, à nous inquiéter pour une question futile de couleur de papier cadeau, à bouffer notre temps, ce temps si précieux pendant lequel on aurait pu jouer tous ensemble à un jeu de société, celui offert en 1982 à tata Monique par mémé Louise, et qui a encore toutes ses pièces (le jeu, pas Louise, la pauvre...).

Alors pas de cadeaux pour Noël ! Ah si, il y en a un que j'aimerais bien avoir : la paix !!

 

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19 décembre 2019 4 19 /12 /décembre /2019 14:21

Ce texte est issu d'un atelier d'écriture que j'ai animé à la Maison Louis Guilloux. Consigne : écrire un texte en y intégrant au moins 10 noms de chaussures. Temps imparti : 15 minutes.

 

Ah Salomé ! Salomé !

Mignonne Salomé à sandalettes !

T'es là devant nous,

avec tes orteils tout jolis, juste vernis de soleil !

T'as quitté les babies de l'hiver dernier,

les collants sages et les chaussettes en laine.

Le pied est libre, l'été est là.

 

Salomé à babouches quand tu fais la zouave,

déguisée de foulards en turban sur ta tête ;

Salomé espadrilles des dimanches à la plage,

ton seau rempli de coquillages

et ta pelle en plastique dans ta main décidée ;

Salomé aux Richelieu bien trop grands de ton père,

tu joues Charlie Chaplin aux godasses éculées ;

Salomé aux boucles brillantes des derbies ou aux lacets défaits,

tes tennis qui bâillent à côté du cartable

en retard pour l'école

et toi qui veux des Scratch ;

Salomé en sabots chez l'arrière-mamie Jeanne ;

Salomé escarpins qui rêve d'être grande,

Maman a des talons qui picotent le sol ;

Salomé ballerines fait des pointes et s'élance.

 

Loin, bien loin encore les plateformes et les cuissardes,

Loin les santiags et les rangers.

Petite petite à petite pointure…

Ah ! Salomé ! La fille du cordonnier !

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19 décembre 2019 4 19 /12 /décembre /2019 11:36

mille fois lavée la ville

mille fois lavée

le vent la pluie la ville si délavée

 

mille fois lavée la ville

mille fois lavée

le vent la pluie la ville si délavée

 

livide aussi la ville

pâle à crever

livide aussi la ville

par le vent diluée

 

vagues des caniveaux, chagrin des rigoles

la ville s'efface et les passants s'envolent

 

la pluie sans fin discourt sans fil

juste l'eau le matin

qui se déverse et se défile

 

teintée de gris la ville

couleurs fanées

teintée de gris la ville

flâneurs coulés

 

asphalte miroir

les rues se dédoublent

le ciel arrosoir

inonde nos troubles

 

avalée la ville

finie la ville

finie la ville mille fois lavée

 

mille fois lavée la ville

mille fois lavée

le vent la pluie la ville si délavée

 

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25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 16:37

Le 23 novembre 2019 à Landivisiau, j'ai eu la grande chance d'être invitée au festival "Moi les mots" et d'y affronter (en toute amitié bien sûr) l'inénarrable Hervé Eléouet dans une "batteule poétique" arbitrée par Anne Jullien. Sur le thème de l'envol, Hervé et moi devions nous lancer mutuellement un défi un mois avant avant notre affrontement. Je lui proposai de réécrire "La mouette" de Tchekhov en alexandrins. Quant à lui, il me donna le sujet suivant, auquel j'ai joint bien évidemment ma réponse...

 

Pour garder le nid, faut-il prendre son antivol ?

 

Ma foi, bien des questions tourmentent mon esprit,

Et toujours je m’échine à leur trouver réponse.

Face aux difficultés rarement je renonce

Et je vais donc tenter de répondre à ceci.

 

Ce thèm’ que m’a donné l’éminent spécialiste,

Poète, ornithologue, pêcheur de coquillage,

Graveur sur peau d’banane, réal' de courts métrages

Et bien d’autres talents à noter sur la liste,

Ce thème… est bien ardu, mais essentiel pourtant :

Soit, pour garder le nid, faut-il (c’est la question)

Prendre son antivol ? Est-ce la solution ?

Tout cela sera bien passionnant je le sens.

 

Quand on évoque Ésope ou Jean de la Fontaine,

Ou encore les histoires de Nasreddine Hodja,

On voit bien que les contes sont le parfait media

Pour engager la réflexion en tout domaine.

 

Et le petit conte du grand méchant coucou (dont je suis l’inventrice inspirée je l’avoue)

Permettra, je l’espère, à ce cher auditoire

(Qui nous fait grand honneur d’être avec nous ce soir)

De soulever un voile sur ce  sujet bien flou.

 

*****

 

Au rang des pires bestioles que porte notre monde,

Entre l’anaconda,  la méduse et les tiques,

Cet oiseau-là tient une place spécifique :

Le grand méchant coucou aux coutumes immondes.

 

Atroce, abominab’, cruel et sans scrupules,

Depuis le bout du bec jusqu’au bout de la queue,

Le grand méchant coucou est un démon affreux

Qui devant le pire acte jamais ne roucoule... euh... recule !

 

À ceux qui croient qu’il n’est que cet oiseau mesquin

Qui joue à cache-cache et dit « Je t’ai trouvé !»

Sans qu’on ne sache bien où il se tient planqué

Et débute son jeu dès 5 heures du matin,

Qui fait « Coucou ! Coucou ! » comme si on était potes,

Mais qui ne vient jamais pour ton déménag’ment

Un oiseau plutôt cool et pas trop dérangeant,

À ceux donc convaincus qu’il n’est qu’une linotte,

Je leur dis « Inconscients !! Mais ne savez-vous pas

Qu’au bois, tous les parents brandissent la menace,

Devant leurs marcassins, lapereaux et limaces :

« Oh ! Si tu n’es pas sage, le grand coucou viendra !! »

 

Car vous le savez bien, c’est un fait reconnu :

Que fait le grand coucou quand il repère un nid ?

Il y place ses œufs et détruit les petits

Qui auraient dû y naître et qui ne vivront plus…

 

Le grand méchant coucou est bien pire qu’un rapace.
Croquemitaine à plumes, il est un vrai fléau !

Si les oiseaux avaient des services sociaux,

Si j’étais un corbeau, je préviendrais la DDAS !

 

****

 

Il était une fois, tout près d’une clairière,

Une maman fauvette, Madame rousserole

Qui protégeait son nid grâce à un antivol

Qu’elle avait installé sur son chêne’ centenaire.

 

Petite parenthèse peut-être anecdotique :

Mère de sept oisillons, divorcée et au SMIC,

Elle’ vivait chichement Madame Rousserole

Et bien que n’ayant pas étudié à l’école,

Elle méritait un peu de bonheur domestique…

 

Du nid, un crâne chauve émergea des brindilles.

« Cuicui » fit l’oisillon, ce qui, vous devinez,

Signifie « Wouo j’ai faim et j’ai rien à becqu’ter !! »

C’était, vous l’entendez, l’ado de la famille.

 

Et c’est ce piaf ingrat, ce chétif maigrelet

Qui était le fameux antivol de sa mère !

Ses frangins tous partis, minus en mode vénèr'

Ne quittait pas sa piaule et restait aux aguets.

 

Il s’appelait Icare et depuis tout petit

Connaissait le destin de son pauvre homonyme.

« Qui veut toucher le ciel finit dans les abîmes.

Je resterai au nid, s’il le faut, tout’ ma vie !! »

(les cinéphiles appellent cela un Tanguy)

 

Devenu adhérent au parti AKM,

(Le parti des autruches, des kiwis et manchots),

Il déclarait : "Je n’ai pas voulu naître oiseau !

Moi je suis antivol, et je biiiip le système. "

 

C’était un oisillon vivant avec son temps,

Au langage grossier des volailles de bitume,

Qui se prenait le bec et fonçait dans les plumes.

Certains relieraient ça au manque de sa maman.

 

 

Or dans cette clairière où logeaient ces fauvettes,

Sévissait l’effroyable, l’ignoble et monstrueux,

Le grand méchant coucou aux grands yeux globuleux

Et qui, de nid en nid, menait sa p’tite enquête.

(Il cherchait un endroit pour déposer ses œufs

Pas trop grand, un F3 ou au pire un T2)

 

Arrivé chez l’ado il se mit à parler :

« Coucou  ! Tu ne veux pas aller voler un peu ?

Te dégourdir les ailes, planer dans le ciel bleu ?

C’est pas bon de rester tout le temps enfermé… »

 

« Eh oh ! Toi t’es qui toi, pour m’empêcher d’dormir ?

J’te demande c’que tu fais sous tes airs de voleur ?

J’te préviens, je suis pote avec l’oiseau Twitter,

Et ça pourrait barder ! Tu ferais mieux d’partir ! »

 

Jamais on ne l’avait rabroué de la sorte.

Très surpris le coucou fit d’autres tentatives,
Mais devant le loustic et sa verve agressive,

Il dut bien se résoudre, et partit sans escorte.

 

****

 

Si un jour vous croisez une énorme fauvette,

Piaillant le bec ouvert, que sa mère vient nourrir,

Un oiseau bien pénib’ qui râle et qui soupire,

Pensez donc à ce conte et sa morale bête :

 

Oui, pour garder le nid, il faut un antivol.

Choisissez-le odieux, lourd et désagréable,

Et si des noms d’oiseaux de son bec exécrable

Fusent à qui mieux mieux, ça sera le pactole !

 

Quant au méchant coucou, quand viendra le printemps,

Lors de son premier chant, regardez dans vos poches :

S’il y a de l’argent, alors sans anicroche,

Tout au long de l’année vous en aurez autant.

 

Mais si vous êtes oiseau, gare à vos jolis nids...

Si le grand coucou vient, c’en est fait de vos œufs.

Ses poussins assassins vous rendront malheureux.

Les lois de la nature, c’n’est pas toujours gentil.

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18 novembre 2019 1 18 /11 /novembre /2019 10:56

Sur deux trois pas chassés et quelques pirouettes,

Je joue de l'arrosoir, des plantoirs, des binettes.

J'ai la danse dans l'âme et l'humeur jardinière !

Dans mes fleurs étoilées, je chausse des claquettes :

Qu'il est bon de choyer un jardin frais d'asters !

 

(Fred Astaire...)

 

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