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  • : Au tour de Clo
  • : Décryptage humoristique (ou non) des choses de la vie, délires poétiques, réflexion et bonne humeur.
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28 mai 2019 2 28 /05 /mai /2019 16:18

Bigote alcoolique et fine gastronome,

Elle aimait avant tout cuisiner le poisson

Aux aromates. Sur sa liste de commissions

Était écrit : basilic, Saint-pierre, deux rhums.

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28 mai 2019 2 28 /05 /mai /2019 15:56

poème écrit à partir de fragments griffonnés lors d'une visite d'exposition

 

 

 

Doigts gourds, tête lourde,
Liqueur ambre dans le verre à pied.

Immobile lépidoptère épinglé

Aux regards lapidés.

Vois... vois toutes ces pierres

Entassées dans mes pupilles !

 

Loin du feu dévorant des corps,

Face à la fin des illusions,

Briser les chaînes

Ou courber l'échine...
Et que nos maisons s'effondrent
Sans raison ni foudre !


Hurler dans l'indifférence
Ou résoudre

L'énigme des natures mortes

Aux pivoines écœurantes.


Un matelas à même le sol

Guette les  traces de peinture au plafond.

L’ampoule pâle et fatiguée se lasse

De nos guerres intérieures,

De nos champs de bataille dévastés

Où agonisent les rêves d’hier.

Paupière mi-close, œil blasé,
Instant lourd d'ennui mauve.

Dormir dans l'ombrelle des méduses

Qui trépignent et étreignent les galops du cœur.

Un mouvement de danse triste
S'imprime dans les épaules

En soubresauts trop sucrés,

Mémoire des coupes de vin doux.


Sur un bout de miroir brisé,

Le cadavre sans sépulture de nos soupirs.

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28 mai 2019 2 28 /05 /mai /2019 14:14

Certains agissements que l'on ne croit qu'humains

Nous rapprochent de ceux de primates cousins.

Ainsi, lorsqu'un amant vient à s'agenouiller,

On peut imaginer qu'un sémillant babouin,

S'il le pouvait, dirait : "Voudrais-tu m'épouiller ?"

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27 mai 2019 1 27 /05 /mai /2019 09:24
La ronce, l'ipomée et la bignone glosent :

L'ipomée : "Le nouveau jardinier est un sot !"

La ronce : "Je dirais fainéant plus qu'idiot !"

La bignone : "Oh ! Quel fiel ! Moi je défends sa cause."

La ronce argue : "Bignone, allons voir s'il arrose..."

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14 mai 2019 2 14 /05 /mai /2019 17:14

Avis à qui voudrait des revenus rentables :

Aux lettres majuscules formant chiffres romains

Préférez adopter pour vos écrits comptables

La graphie actuelle, car souvenez-vous bien :

L’argent ne fructifie qu’avec chiffres arables.

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2 mai 2019 4 02 /05 /mai /2019 20:49

Gros œuvre terminé ? Finition de chantier ?

À qui vous adresser sans méfiance ni crainte ?

Embauchez donc un artisan procédurier 

Et soyez sûr qu'il est très fort pour porte et plinthe !

 

 

(pour porter plainte...)

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26 mars 2019 2 26 /03 /mars /2019 18:31

La grenouille a l’œil vide et les membres en croix :

L'autopsie d'amphibien est à l'ordre du jour.

"Je ne peux faire cela !" balbutie en émoi

Un étudiant dévot lors de son premier cours.

"Je ne peux faire cela puisque Dieu est anoure."

 

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18 mars 2019 1 18 /03 /mars /2019 13:50

Ne me jugez pas ridicule,

Ni gobe-mouche, ni imbécile,

Si j’ai des airs de rossignol,

Si, sous un nom à particule,

Sous des larmes de crocodile

Traîne une haleine à l’éthanol.

 

Si vous me croyez funambule

Ou me classez dans les fossiles

À la démarche de guignol,

N’écrivez pas mon préambule

En ne voyant que mon profil

Qui à vrai dire est de traviole.

 

Sans l'ombre d'un conciliabule,

Ne déversez pas votre bile,

Vous n'avez pas le monopole

Des laids ragots et des formules,

Des mots à la syllabe agile

Des médisants qui se gondolent.

 

Si d’un mouvement je recule

Devant l’obstacle indélébile

De votre verve au vitriol,

Sachez qu’à votre crépuscule

Il pourrait se dire à la ville

Des secrets que l’on rafistole.

 

Soyez sympas, pas trop crapules,

Si vous me pensez inutile

À serrer dans une camisole,

Ne jouez pas les incrédules,

Soyez plus fins, soyez subtils,

Quittez donc ce dédain frivole.

 

Ne traitez pas de tubercule,

De dégénéré du nombril

Ceux qui fleurissent leurs paroles.

Moi qui ne suis que libellule

Aux ailes battant l’air, graciles,

Entre pétales et pétioles,

Je vous demande en majuscule

Dans un mouvement de sourcil

Oh non, ne jugez pas ma fiole !

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15 mars 2019 5 15 /03 /mars /2019 15:32

Travail d'atelier sur le dialogue - Temps imparti : 20 minutes.

Dialogue inspiré du tableau "Excursion into philosophy" d'Edward Hopper.

 

Lui : Je dois y aller.

 

Elle : Hum ?

 

Lui : Je dois y aller. Ils vont m'attendre.

 

Elle : Qu'ils t'attendent alors ! Moi je t'attends toutes les semaines, et pire que cela, je t'attends tous les jours, toutes les minutes.

 

Lui : Ne commence pas.

 

Elle : Je ne commence rien. Je te dis simplement que depuis que je te connais, c'est un temps opaque que je traverse... L'antichambre de l'existence. L'ombre, alors que je rêve de lumière. Je nous rêve tous les deux dans la lumière, sans honte, sans crainte des regards.

 

Lui : Oui je sais. Moi aussi j'aimerais que ça soit différent. Mais les choses sont ce qu'elles sont... Ils vont m'attendre.

 

Elle : Mais non ils ne t'attendent pas ! Ils regardent vaguement l'horloge, s'inquiètent mollement de ton retard, pensent déjà à autre chose. Moi, j'attends. Je sais ce qu'est "attendre", je sais toute la souffrance qu'il y a derrière le mot. Je sais l'intolérable silence quand tu fermes la porte sur nos après-midi clandestins. Je sais le murmure des feuillages, quand je n'ai que la rue à regarder par la fenêtre, les jours où tu ne viens pas. Je sais l'espoir, lorsqu'une lettre à la chère écriture est déposée sous le paillasson. Eux, que savent-ils de tout cela ?

 

Lui : Ils sont ma famille. Ils ne me disent pas ces choses aussi bien que toi. Mais ils ne me font pas de reproche. Quand je rentre et que la table est mise, que l'assiette et les couverts sont à ma place, invariablement...

 

Elle : Ta place ? Ta place avec eux est une chaise que tu occupes devant la soupe et le gigot ? Avec moi aussi tu as ta place, et elle est d'une autre nature.

 

Lui : Ne me blâme pas. Allez, je dois y aller. Ils vont m'attendre.

 

Elle : Peux-tu arrêter de répéter cela ? "Ils vont m'attendre, ils vont m'attendre." Mais qui attendent-ils ? Le mari ? Le père ? Le collègue ? Moi, je t'attends, et lorsque je t'attends, c'est toi, toi en tant qu'homme, toi en tant qu'être. Ce n'est pas une fonction, ce n'est pas un rôle, ce n'est pas un personnage, un emploi, un devoir. C'est toi, toi et ton corps, et tes yeux, et ta peau. Toi et ton âme, et tes rêves. Eux, que savent-ils de tes rêves ?

 

Lui : Ils vont m'attendre. À jeudi belle enfant.

 

Elle : Qui est l'enfant ? De nous deux, dis-moi ? Un jour peut-être je ne t'attendrai plus.

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15 mars 2019 5 15 /03 /mars /2019 14:08

J'ai fait le tour du monde

En regardant la mer,

En prenant dans mes mains l'eau glacée et salée,

où chaque goutte infime d'écume

Capture un goût d'ailleurs,

Et voyage, infatigable, jusqu'aux plages lointaines

Que je n'ai pas foulées.

 

 

J'ai fait le tour du monde

En touchant une fleur,

En pressant ses pétales sur mes lèvres ravies,

Dans son parfum aux mémoires étrangères,

Aux réminiscences orientales,

Porte ouverte vers des splendeurs vagues

Que je n'ai pas croisées.

 

 

J'ai fait le tour du monde

Dans le rire d'un enfant,

En cascades joyeuses, en tourbillon grisant,

Dans ses notes grelot où ricoche l'espoir,

Un espoir gigantesque

À remplir mille mappemondes
Que je n'ai pas explorées.

 

 

J'ai fait le tour du monde

En prononçant ton nom,

En tenant tes deux mains dans les miennes le soir,

En cherchant dans tes yeux

Les réponses aux énigmes

Qui parfois m'échappent et m'effraient.

 

 

Mais de ton amour, je n'ai pas fait le tour.

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