Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Au tour de Clo
  • : Décryptage humoristique (ou non) des choses de la vie, délires poétiques, réflexion et bonne humeur.
  • Contact

Recherche

Liens

16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 14:01

Un lérot magnifique aux moeurs inhabituelles

Enfanta un beau jour de petits rats chétifs

En beuglant comme une vache. Vous êtes dubitatif ?

Pourtant le beau lérot de rats vêle !

 

 

Un grand malheur frappa cet automobiliste :

Son auto, sa titine, sa voiture adorée,

Presque entièrement détruite ! Le voilà donc bien triste...

Moralité :

Bien, il ne lui reste que l'essieu pour pleurer.

 

 

Après le déjeuner, début d'après-midi,

On entendait ses potes l'appeler tous en choeur

Mais il était en r'tard, leur bon copain Mehdi

Moralité :

Il ne faut pas chercher Mehdi à quatorze heures

 

 

Une illusion visuelle fréquente chez les barbares :

Ils voient tous sur leur seuil

L'absent de la susdite (celui qu'était en retard)

Moralité :

Chaque Hun voit Mehdi à sa porte

 

 

Des amis de New York en vacances chez moi

Voulaient voir "on TV" un vieux Charlie Chaplin,

Ou la fureur de vivre, ou les deux à la fois...

Moralité :

Kid or Dean ?

 

 

Au resto de la mer, la carte paraît divine !
J'hésite entre crevettes, huîtres et langoustines.
Seul parmi ces délices le bigorneau m'inhibe,
Car en cette saison, tout bigorneau, toubib... (to be or not to be...)

Partager cet article
Repost0
5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 20:11

Mon âme, je n'irai pas pleurer sur le tombeau

Des heures que j'ai rêvées et que je n'ai pu vivre.

Mes yeux ont assez vu et célébré le beau,

Et mes pas m'ont menée où je voulais les suivre.

 

Pas de larme inutile pour le bord du chemin,

Pour les milliers de routes qui s'ouvraient devant moi.

Pas de regret amer pour les grands lendemains

Devenus frêle hier que le destin dévoie.

 

Mon âme, vois comme je suis, guéris de ta détresse,
N'entraîne plus mes mots valser dans les ivresses

Des nostalgies anciennes. Aime le jour présent.

 

Je n'irai pas pleurer sur le tombeau des heures

Ecoulées à te plaire (car telle fut mon erreur) :

Je choisirai la vie au rêve des absents.

Partager cet article
Repost0
19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 20:22

Mes doigts, curieux danseurs,
Dessinent un arpège
En do dièse majeur
Pour ronde de manège.

 

Qu’elle est dense l’armure
De cette tonalité…
Je cherche des mesures
Pour en trouver la clé.

 

Dans ma tête les mots
Se maquillent en sons,
Tantôt pour piano
Tantôt pour violon.

 

Les touches noires s’étonnent
Qu’on les caresse autant,
Et tout le bois frissonne
De ces notes en suspens.

 

En do dièse majeur
(Est-ce ma tessiture ?)
Je veux chanter en chœur,
L’amour ou la nature !

 

Ma voix se mêle aux cordes
Qui frappées de plus belle
Deviennent une horde
De vibrations rebelles.

 

Mais voici les embûches  :
Mes doigts ne dansent plus
Ils glissent, ils trébuchent
Et se sentent perdus.

 

Trop de dièses, trop de dièses !
Où sont les demi-tons ?
La mélodie mauvaise
Vagabonde à tâtons !

 

Ah ! comme il est rageant
De tomber dans les pièges
Vils et décourageants
Des règles de solfège !!

 

Depuis cet incident,
Je suis au désespoir
J’ai peur, c’est indécent,
Peur de la touche noire.

 

Je ne veux plus jouer

Que comme un novice
Sans notes altérées
Etudes et exercices.

 

Adieu dièse et bémol,
Je vous ai tant aimés.
Et mon coeur se désole

De nos chansons passées...

 

Partager cet article
Repost0
2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 09:07

Le personnage est une secrétaire d'une cinquantaine d'années, assise derrière l'ordinateur. Elle est au téléphone tout au long de la scène. De temps en temps, elle regardera l'écran de l'ordinateur, tapotera sur le clavier, prendra des notes, fera des sourires aux gens qui passent devant son bureau.

 

Maryvonne, oui c'est moi, je t'avais dit que je te tiendrais au courant... Ecoute Maryvonne, quel malheur quel malheur !! Ah la la la la ! La garce ! Han... Mon pauvre Jean-Marie, mon pauvre Jean-Marie... Ca s'est confirmé, elle lui a laissé une lettre et elle est partie. Tu te rends compte Maryvonne ?... Avec leur bébé de deux mois. Tu imagines un peu ? Elle n'a pas froid aux yeux hein ! Faut quand même pas avoir honte hein ? Mariés il y a trois ans, et déjà elle part !... Lui ? C'est un collègue de boulot, elle l'a connu il y a même pas un an, elle était tout juste enceinte. Tu te rends compte Maryvonne ? Jamais, jamais j'aurais cru... Elle cachait bien son jeu. Mon pauvre Jean-Marie... tout seul maintenant... il se sent mal, il ne va pas bien... Je lui ai dit de poser deux trois jours pour réfléchir, il ne veut pas, il dit que le travail lui permet d'oublier un peu... Ah malheur malheur... Un coup de massue... Et ils vont partir s'installer chez lui, à cinquante bornes au moins... Et la petite, elle a pensé à la petite ? ça ne serait quand même pas mieux qu'elle vive avec ses deux parents, plutôt qu'avec ce type, là ? Et il a déjà deux enfants, de deux mères différentes, tu vois le genre...

 

Là sur le bureau j'ai la photo du faire-part où ils ont l'air bien tous les trois, Jean-Marie a l'air heureux. Mais elle ! L'hypocrite ! La garce ! Ecoute je peux plus la voir, même en photo, ça me donne la nausée.

 

Ses copines à elle étaient au courant, c'est elles qui ont prévenu Jean-Marie il y a quelques jours. Elles ne voulaient pas s'en mêler mais quand elles ont vu que ça se concrétisait, elles ont préféré le préparer. Tu sais Maryvonne, je me pose des questions... La petite Manon, si ça se trouve, c'est la fille de l'autre. A deux mois, on ne peut pas trop dire les ressemblances mais c'est surtout sa mère qu'on reconnaît en la regardant... Il faut que j'arrive à convaincre Jean-Marie de faire un test de paternité. Ah la la la la... Autant te dire que je n'ai pas la tête à travailler aujourd'hui...

 

Ecoute, c'est terrible, j'ai du mal à réaliser quand même... Ah ! Ah non ! Je viens de me rendre compte que la bague de fiançailles qu'elle porte, c'est celle de ma belle-mère ! La grand-mère de son mari qu'elle a fait cocu, elle a sa bague ! Alors ça... y a plus aucun respect hein, même pour les vieux... Faut que je demande à Jean-Marie si elle a laissé la bague, c'est pas correct quand même... Et la petite Manon j'en viens à souhaiter que ça ne soit pas la fille de Jean-Marie. Tu imagines la douleur ? Si pour la voir il doit voir la mère avec l'autre. Mon pauvre Jean-Marie...

 

Bon je dois te laisser Maryvonne, je te tiens au courant... Oui... dès que je sais je t'appelle... Oui... Non, n'appelle pas Jean-Marie, il faut le laisser un peu.. respirer... Non non il va encore dire après que toute la famille s'en mêle, mais je te tiens au courant... Oui bisous, bisous... (raccroche) Ah la la la la... (un temps) Faut que j'appelle Chantal...

 

 

Toute utilisation, reproduction ou diffusion des textes de ce blog doit faire l'objet d'une demande à l'auteur.

Partager cet article
Repost0
23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 21:44
       
Sur des textes de Xavier Pierre, j'ai posé ma voix, et ça a donné un CD de 22 textes accompagnés au piano et à la guitare. En voici un extrait sur ce lien :
 
 
 
Partager cet article
Repost0
21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 19:52

Est-ce

Parce que je casse

Tout ce que je touche ?

Les miroirs de glace,

Les mots sur ta bouche ?

 

 

Est-ce

Parce que j’ignore

Ce que chacun sait ?

Le goût de l’aurore,

Le goût des regrets ?    

 

 

       Je

       N'ai pas de réponse

       Et pourtant je pars.

       Sans coup de semonce,

       Sans larme, sans fard.  

 

 

Est-ce

Parce que j’oublie

Tous les souvenirs ?

Ta peau à midi,

Tes bras qui s’étirent ?

 

 

Est-ce

Parce que je pleure

Quand le ciel s’éclaire ?

L’ombre du bonheur, 

Je n'en ai que faire.

 

 

       Je

       N'ai pas de réponse

       Et pourtant je pars.

       Sans coup de semonce,

       Sans larme, sans fard.  

 

 

Est-ce

Parce que je pense

Que le temps m'emporte ?

Comme un mot d'absence,

Une lettre morte ?

 

 

Est-ce

Parce que j'attends

Sans pouvoir attendre ?

La nuit au printemps,

L'éveil de mes cendres ?

 

 

       Je

       N'ai pas de réponse

       Et pourtant je pars.

       Sans coup de semonce,

       Sans larme, sans fard.  

 

 

       Je

       Pars, c'est mon voyage.

       Où ? Je ne sais pas.

       Je te laisse en gage  

       Le chant de mes pas.

 

 

Est-ce

Parce que j'ai peur

De perdre la face ?

Je compte les heures,

Je défie l'espace.

 

 

Est-ce

Parce que je veux

Fixer pour toujours

Le vent dans tes yeux

Qui souffle d'amour ?

 

 

       Je

       Pars, c'est mon voyage.

       Où ? Je ne sais pas.

       Je te laisse en gage  

       Le chant de mes pas.  

 

Partager cet article
Repost0
20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 12:53
Ils hallucinent, t’avais douze ans,
Comme si y avait un âge pour souffrir
Comme s’il n’y avait que les grands
Qui savent c’que harcèlement veut dire.
 
T’avais le droit à la totale,
Les coups de pied dans l’escalier,
Sans compter les blessures morales
Et les menaces dans tes cahiers.
 
J’imagine bien qu’une ou deux fois
T’as dit « je vais tout balancer »,
Mais ceux qui devraient faire la loi
J’parie qu’leur porte était fermée.
 
Ces profs qui n’en ont rien à faire
Quand on torture devant eux
Un gamin en échec scolaire,
Un trop gros, un trop boutonneux.
 
Tu t’es pendu un mardi soir,
Ta mère t’appelait pour dîner.
Tu la blâmais de ne pas voir,
Tu l’aimais trop pour en parler.  
 
Faut dire t’y as pas mis du tien,
Tes résultats sont restés bons,
T’avais deux copains et ton chien,
On dit qu’t’étais un bon garçon.
 
« A douze ans on ne fait pas ça,
Il était vraiment très fragile. »
A ceux qui osent dire cela,
Je leur dis bande d’imbéciles !
 
Seriez-vous si accusateur
Pour une collègue en souffrance
Qui arrive au boulot en pleurs,
Par faute de reconnaissance ?
 
Un salarié passe aux prud’hommes
Ou peut donner sa démission,
Mais quand t’es juste un ptit bonhomme
Dites moi quelle est la solution ?
 
Certains ne voient dans les enfants
Que des ébauches en devenir,
Oubliant qu’ils vivent maintenant
Et qu’ils vivent parfois le pire.  
 
A ceux qui luttent dans cet enfer,
Je ne peux que vous dire courage,
Préférez la vie au cimetière
Et au fatalisme la rage.
 
Parlez à ceux qui vous entourent,
Ceux qui vous aiment et vous écoutent.
Vous méritez la vie, l’amour,
Si jamais vous aviez un doute.
 
Et aux professeurs qui ignorent,
Ferment les yeux, se lavent les mains,
Pensez que ce tout petit mort
Pourrait bien être votre gamin.
 
Quant aux bourreaux irresponsables
Qui croient que tout leur est permis
Un jour la conscience passe à table,
Et toute violence a un prix.
 
Petit pendu, t’avais douze ans,
Il n’y a pas d’âge pour souffrir
Et tu as su avant le temps
Qu’il n’y a pas d’âge pour mourir.  
Partager cet article
Repost0
10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 12:38

Je traîne en pyjama

Le dimanche matin. 

Je sors de mon coma :

Aujourd'hui douche ou bain ?

 

Les restes du frigo

Feront très bien l'affaire,

Y'a d'la soupe aux poireaux

Et le dîner d'hier.

 

La radio nous raconte

L'actu de la semaine. 

J'avoue, j'ai un peu honte,

Ca me donne la migraine.

Aujourd'hui c'est dimanche,

Mon cerveau reste éteint, 

Et pour qu'il se déclenche

Faudrait qu'il soit contraint.

 

Y'a même pas de ciel bleu

Pour faire une promenade,

Dans l'âtre, pas de bon feu,

Et plus de limonade.

 

Personne de disponible

Pour venir pour le thé. 

Jardiner ? Impossible, 

L'herbe est toute mouillée.

 

Peut-être un film sympa

Qui passe à la télé ?

On se fait un cinéma ?

C'est vrai il a fermé...

 

Qu'est-ce que je pourrais

Raconter au boulot ?

J'ai fait du riz au lait,

J'ai perdu au Loto. 

 

Elle a rien d'excitant

Ma vie dominicale, 

J'ai vidé, c'est dément,

Le panier de linge sale !

 

Ne rien faire, c'est terrible,

Je pourrais exploser !

Cet exercice pénible

S'appelle "se reposer".

 

Et arrive lundi,

Son réveil matinal,

Ses frites froides à midi,

Et son rythme infernal...

 

Il faudrait que j'apprenne

A dompter le dimanche,

La prochaine semaine,

Je prendrai ma revanche !

 

On se f'ra un ciné,

Une balade sous la pluie,

On ira prendre le thé

De force chez des amis !

 

Je passerai la tondeuse

Hors des heures permises,

J'éteindrai la liseuse

A vingt-deux heures précises.

 

Et j'aurai plein de choses

A raconter lundi

Au moment de la pause

Et encore à midi.

 

Et si un jour par chance

Je gagne à la loterie,

Ca sera les vacances,

Y'aura plus de lundi,

 

Mais que des longs dimanches...

Ah...

J'ai peur de l'ennui...

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 12:29

Mon lit est un avion, un train ou un bateau, une montgolfière rouge, un sous-marin en bois. Mon lit a des pouvoirs que vous n’imaginez pas. Il transforme le tapis en océan tranquille, et les moutons qui bêlent sur le sol deviennent des nuages. Mon lit n’a pas de roue, mais roule sur tous les continents, il n’a pas de hublot mais ne reste jamais à quai, il n’a pas d’ailes mais s’envole chaque jour plus haut.

 

 

Je ferme les yeux pour construire un paysage. Là je mets des arbres qui frissonnent en été, je mets un grand soleil car le radiateur de ma chambre est en panne, je place une cabane dans un arbre et sur le seuil de la cabane, une famille d’écureuils qui joue sur le rocking chair. La dernière fois, j’avais bâti une gare à cent mètres de là. Mon train s’y arrête parfois et je visite mon château haut perché.

 

 

Si de la musique m’appelle, je me retrouve entre les guitares de mariachis aux grands chapeaux ou assis devant les percussions d’Africains aux cheveux tressés. Je peux danser le flamenco ou la danse du ventre, je peux prendre le thé avec la reine d’Angleterre ou goûter le silence d’un temple tibétain.

 

 

Mon lit a des pouvoirs infinis. Il me ramène si je veux au temps de la ruée vers l’or et mes pieds barbotent dans l’eau glacée tandis que mon tamis se remplit de pépites. Je peux courir en tête des barricades, un bonnet phrygien enfoncé sur les oreilles. Je peux être marchand dans une foire médiévale ou Indien d’Amérique avant que n’arrivent les colons.

 

 

Un jour on a changé mon lit : il était devenu trop petit.

 

 

Mais tout a continué, le nouveau lit aussi était magique. Ou peut-être y a-t-il tout simplement sous la couette un poète qui n’a pas oublié comment se fabriquent les rêves.

 

 

Partager cet article
Repost0
26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 19:26

Elle fait des allers retours

Dans les couloirs,

Des traversées incessantes,

Des parcours qui se répètent.

Murs blancs et blancs néons.

A force de faire le même chemin,

De creuser le même sillon,

Laisse-t-on sa trace dans la mémoire des choses ?

 

Le rythme de ses pas se répercute

Sur les faux plafonds qui se renvoient la faute.

 

Sa voix aussi repose les mêmes questions.

"Attendez un instant on va venir vous voir."

Ils lui servent les mêmes réponses

Qu'à tout le monde

Qu'à tous ces autres que rien ne rassemble si ce n'est le lieu,

Les murs, les néons, la salle d'attente où elle étouffe,

Et les couloirs qu'elle arpente.
Pourquoi a-t-elle mis des talons ?

Personne ne veut de métronome quand la vie ne tient qu'à une seconde.

 

Partager cet article
Repost0