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  • : Au tour de Clo
  • : Décryptage humoristique (ou non) des choses de la vie, délires poétiques, réflexion et bonne humeur.
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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 20:50

Sous l'œil de la couseuse d'un siècle dépassé

Qui surveille de son cadre le manège des vivants,

La dame à chats ignore un félin agacé

Qui exerce ses griffes sur le dos du divan.

 

Un autre se promène entre ses genoux froids,

Pour atteindre le bol de croquettes au poisson.

Deux se battent en silence, et mettent en émoi

Une chatte apeurée qui veille ses chatons.

 

Ils sont dix-sept en tout qui louent l'appartement :

Seize chats, une femme (la madone aux matous).

De jour comme de nuit, l'air est en mouvement :

Une fourrure ondule, on murmure un miaou...

 

Elle penche la tête de façon bien curieuse,

Et malgré le siamois qui lui lèche la main

Ses doigts restent immobiles. Tout près de la liseuse

L'ombre d'un angora se fond au papier peint.

 

Le temps bat la mesure dans l'antre du pendule,

Un gros chartreux ronronne près de l'oreille humaine.
L'aïeule ne bouge pas. Quelques chats se bousculent

A ses chaussons gelés, à ses chaussettes en laine.   

 

Soudain un quadrupède a l'air de commencer

Un air de requiem en miaulements mineurs.  

Il poursuit sa complainte dans un souffle glacé,

Et les autres reprennent en un étrange chœur.

 

Le vent s'invite aussi à leur chanson amère.

La dame à chats n'est plus... ou n'est que sortilège : 

Elle ouvre d'un seul coup ses grands yeux de panthère,

Et glisse dans la nuit de son félin cortège.

 

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 10:50

Ce qui ne se dit pas mais qui brûle les lèvres

Et le coeur

Et le ventre

Et l'être tout entier.

 

Un aveu d'amour pur,

Un oubli, une erreur,

Ou parfois,

Une souffrance immense,

Tellement grande qu'elle pourrait tout envelopper,

Tout recouvrir

Si on osait la dire.

 

Alors le silence impose le silence.

 

Les yeux au bord du vide

Le coeur au bord des larmes

On se tait.

 

Les mots pourraient tout bouleverser

Et a-t-on seulement la force de reconstruire ?

 

Un mal qui ronge l'âme et qui anéantit,

Une solitude infinie

Que l'on ne sait plus guérir

Que l'on ne veut plus guérir

Car insidieusement elle s'est ancrée en nous

Et s'est emparée des rires et des rêves

Pour tisser cette nuit

Dont on ne peut sortir.

 

Le chemin devient impasse,

Le ciel se fait écueil

Et l'avenir parfois tombeau.

 

Ce qui ne se dit pas

Quand tout doucement on se sent mourir à soi-même.

 

Alors le silence impose le silence.

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 09:58

Dans l'assiette,

De petits petits pois

Narguent ma fourchette.

 

Tout ronds, tout verts,

Ils savent bien

Qu'on ne les pique pas,

Qu'on ne les enfourche pas,

Qu'on ne les attrape pas 

Ou alors avec prudence.

 

Car sinon ils sautent et sautent

Et sortent de l'assiette...

Quelle idée les petits pois !

 

 

 

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 09:48

Micro trottoir. Plusieurs personnages sont interrogés par un journaliste hors plateau.

 

 

Non, moi la crise de la quarantaine, en toute modestie, je l'ai très bien gérée. Vous pouvez demander à mes colocataires, ils me trouvent zen. J'assume. Oui j'ai 45 ans, oui j'ai des rides au coin des yeux. Mes enfants me trouvent hyper jeune, quand ils viennent me voir deux fois par mois, ils me le disent : "Maman t'es juste cool". Par contre leur père ! Oh le coup de vieux !

 

 

C'est pour ? Une enquête ? Oui... Moi la crise de la quarantaine ? J'ai 38 ans, crétin !

 

 

J'avoue, quarante ans, ça a été un cap. Pas d'enfant, pas de conjoint, un travail très prenant mais sans réelle satisfaction. En faisant le bilan, je me rendais bien compte que ma vie n'était pas forcément celle que j'avais attendue. J'y pensais beaucoup, je me disais "Il est encore tant de changer, de faire des choses". Parce que vous n'imaginez pas la pression sociale... Alors je me suis inscrite sur un site de rencontres, j'ai rencontré quelqu'un, rapidement on a décidé de faire un enfant, je vous passe les difficultés techniques. Bon les jumeaux sont arrivés, le père est parti. Voilà, je vous laisse imaginer comment je gère ça... Ma vie à quarante ans n'était pas si mal en fait.  

 

 

Hé ! Ca tombe bien que vous posiez la question, c'est mon anniversaire demain ! J'ai 43 ans demain et tout va bien ! On va faire la fête avec mon mari et les copains, ce sont les gosses qui ont proposé de faire le repas. Ca va, je n'ai pas à me plaindre. Ouais, la crise de milieu de vie... C'est la crise partout, au début à la fin, au milieu aussi. Faut pas trop se prendre la tête sinon on ne vit plus.

 

 

(parle tout en faisant des mouvements de Qi Gong avec des respirations interrompant les phrases) Alors moi, la crise de la quarantaine, je suis partie trois semaines en trekking au Népal. Pour réfléchir, pour m'ouvrir à d'autres choses, à l'univers. Pour être honnête, ça n'a pas suffi. A la fin de l'année, j'ai prévu de traverser la Belgique à pied. J'ai bon espoir de trouver d'autres réponses.

 

 

En tant que sociologue, la crise de la quarantaine est un sujet qui m'a vraiment interpelée. Concernant les statistiques

on a environ une prévalence de 10% de vraie crise chez les quadragénaires. Mais il semblerait que de fortes disparités culturelles existent, on la retrouve beaucoup plus dans les pays où le culte de la jeunesse est très présent. Cette crise peut avoir lieu entre 35 et 50 ans et se manifester par divers bouleversements, dans la vie professionnelle, privée, sociale. Enfin vous le savez si vous faites cette enquête. Personnellement je ne l'ai pas vécue cette crise. Par contre depuis mes 20 ans je fais de grosses crises de panique. Bah, on ne peut pas tout avoir.

 

 

Toute ma vie, toute ma vie, j'ai voulu faire du théâtre, de la musique, tout ce qui concerne le spectacle. Et puis avant je n'étais pas à l'aise, je n'osais pas trop aller dans ces cours-là, j'essayais de me convaincre que ce n'était pas pour moi. Et puis, je ne sais pas si c'est la crise de la quarantaine ou autre chose, mais en tout cas, à 42/43 ans, je me suis lancée, je suis allée m'inscrire. Je croyais qu'il n'y aurait que des petits jeunes, mais en fait pas du tout, il y a même un couple qui doit avoir dans les 60 / 65 ans. Eux ils sont à fond, ils sont en retraite, ils connaissent très bien leur texte à chaque répétition. On prépare une comédie musicale, "Le vent dans les étoiles". Si vous voulez je vous montre ma partie dans la danse de la constellation du Nord. Je joue une des étoiles. (chante et danse) "Je suis une étoile de la constellation du Nord. Et mon éclat guide les voyageurs du vent. Du vent !" Je dois encore m'entraîner mais ça me plaît, j'ai trouvé un loisir qui me va, j'ai rencontré de nouvelles personnes et c'est une deuxième vie !

 

 

Toute utilisation, reproduction ou diffusion des textes de ce blog doit faire l'objet d'une demande à l'auteur.

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 10:17

De mon village blanc

Dont je connais l'été

Et le vent de printemps

Dans les rues désertées,

Je ramène toujours

L'image d'un soleil,

La brûlure d'un jour

Sur les murs qui sommeillent.

 

La chaux et les faïences,

Le fer forgé aux portes,

Les heures de faux silence

Où la chaleur l'emporte,

Les hommes qui traversent

Les rues en souriant,

Comme l'air qui les berce

Sous leur béret d'antan.

 

Les amandiers tordus

Dont j'ai rêvé les fleurs

Que je n'ai jamais vues,

Qui neigent de pudeur,

Le parfum des figuiers

En août en plein midi,

Les fruits des oliviers

Verts ou juste brunis.

 

Le portail du palais

Derrière lequel s'avance

Une allée que j'aimais

De palmiers qui s'élancent.

Plus loin statues, fontaines,

Hibiscus, grandes fleurs,

Sous l'ombre souveraine

Et rose de la demeure.

 

Les pavés tout glissant

Qui montent vers la place,

Où songent en frémissant

Les amoureux qui passent.

A l'abri d'une treille

Ou derrière sa fenêtre,

Le sourire d'une vieille

Qui semble me connaître.

  

Malgré les artefacts

Que créent mes souvenirs,

Le tableau reste intact

Et j'aime y revenir

A mon village blanc,

Où les mots des poètes

Se promènent souvent

Sur les lèvres distraites.

 

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 09:39

On laisse quelquefois

Passer trop de temps,

On se rate parfois,

On regrette souvent.

Cela fait trois années

Que je n'ai plus de nouvelles,

Plus de réponse

A mes appels

(Mais ils sont rares je le reconnais).

 

J'ai entendu cette musique,

Celle que tu fredonnais.

Moi aussi j'ai connu ses paroles par coeur

Mais la mémoire ne sait pas garder tous les souvenirs.

J'ai entendu cette musique

Et pour trois minutes trente

Me voilà revenue

A ce temps révolu

De notre jeunesse inquiète,

Mais libre,

Désespérément libre et révoltée.

 

Ce n'est pas te revoir

Qui me manque au final.

Je voudrais juste savoir

Si ta vie te convient et si tes rêves ont vécu

Et vivent encore.

 

As-tu fait des voyages ?

Et changé de travail ?

As-tu trouvé une âme qui s'accorde à la tienne ?

 

Je n'attends pas de réponse.

J'espère tout simplement

Que tu te sens heureux,

Assez pour être en paix,

Assez pour écouter cette musique

Sans regretter le temps où tout semblait possible.

 

Amitiés

 

 

 

 

 

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 10:14

En lisant la rubrique "Tout peut arriver" du Ouest France du 24 mai 2012, j'ai eu une belle frayeur. Voici l'article ci-dessous suivi des raisons de ma panique :

 

" Deux mouches maxi dans les toilettes !

Les toilettes publiques de Pékin ne doivent pas abriter plus de deux mouches, selon une nouvelle norme du comité municipal chargé de l'image de la ville. L'accumulation d'urine, d'eau et de déchets est également proscrite. Aucune limite n'est fixée pour les éventuels cafards, moustiques, fourmis, cloportes..."

 

Si j'ai eu peur en lisant le titre de cet entrefilet, c'est que j'avais mal compris le sens de "maxi". Pour moi, deux mouches maxi, c'était deux mouches géantes. Vous comprenez mieux mon angoisse à la lecture de ce titre. J'imaginais un individu entrant dans les toilettes et se trouvant nez à trompe avec deux insectes se disputant pour s'asseoir sur la lunette. J'imaginais des diptères d'une taille extraordinaire, la taille d'un chihuahua (c'est énorme un insecte de la taille d'un chihuahua). Une mouche mécontente avec un corps de petit chien, si elle vous met une gifle, vous gardez la trace du plan des lignes du métro pékinois pendant deux jours. Cette réflexion emporta mon imagination plus loin : je m'étais trompée, ce n'était pas des chihuahuas, originaires du Mexique, mais bien des pékinois et d'un coup beaucoup de choses s'expliquaient !

 

Je me suis ensuite calmée, j'ai lu le contenu et ai immédiatement compris qu'il s'agissait d'un quota de mouches. Ah ! J'étais soulagée. Mon cerveau en ébullition trouva néanmoins d'autres pensées et réflexions qu'il me faut absolument partager.

 

La première, le tout premier conseil que je puisse vous donner :  IL NE FAUT JAMAIS S'ARRETER AU TITRE DES ARTICLES !!! Cela peut provoquer des tachycardies et des sueurs froides très désagréables. Que cela ne vous oblige pas à lire les magazines people dont les titres sur les couvertures laissent présager les pires horreurs. Souvent leurs montagnes accouchent de toutes petites souris.

   

Revenons à l'article. Quel drôle de métier, agent du recensement entomologique ! Passer son temps dans les toilettes publiques, c'est vraiment un boulot de m... Pardon, excusez cet accès de vulgarité. J'ai du mal à concevoir comment se fait la limitation du nombre de mouches par pissotière. Pour les humains, là-bas, des mesures coercitives sont mises en place pour les limitations de natalité et on peut dire ce qu'on veut, c'est quand même plus simple qu'avec des insectes ! Amendes, stérilisations et avortements forcés, ils ont trouvé les solutions (Note de l'auteur : je sais c'est horrible, mon blog ne vous a pas habitué à l'humour noir et au cynisme, mais il faut bien que j'introduise le dialogue foireux qui vient ensuite)  "Mais vous comprenez bien que vous ne pouvez pas vivre ici à trois ! " "Bzzzzzzzzzz." "Je vois votre point du vue mais la loi est la loi. Partez à la campagne, je sais que les conditions ne sont pas les mêmes, mais à Pékin vous êtes devenus indésirables !" "Bzz bzzzzz !" "Ne me prenez pas par les sentiments ou d'autres viendront avec des bombes insecticides." "Bzzzz bzzzzzzzz." La négociation sera rude et dans le combat, beaucoup y brûleront leurs ailes...

 

Et après ? Pour les habitants, pour les touristes, quelle différence ? "Très bien, très propre." "Et les cafards là ?" " Pas de mouche, pas de mouche, très bien très propre. Agréé par la ville de Pékin." "La farandole de fourmis qui défile sur le papier toilette c'est normal ?" "Pas de mouche, pas de mouche, très propre..." Bon, s'ils le disent... 

 

Je vous laisse, j'entends bourdonner dans la cuisine. Je vais voir si le quota est respecté.

 

 

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 09:00

Quand il n'y a que nous

Deux

Blottis au coin du

Feu

J'oublie ce qui vient

De 

Ce monde rempli

D'eux

 

 

J'ai le goût de nos

Jeux,

De nos mots et nos

Voeux

Sans penser à tous

Ceux

Qui nous blâment un 

peu

 

 

Sans toi tout sonne

Creux

Je ne sais qui est

Je

Je voudrais surtout

Que

L'aube soit dans tes

Yeux

 

 

Et nous serions heu-

Reux

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 08:00

Je devrais ranger la chambre

Faire le lit

Aérer

Au lieu de tracer sur le chevet

Des cercles

Sur la poussière

Je devrais ranger la chambre

Faire le tri

Dans le placard

Ramasser les collants

Qui ont glissé

Hier soir

Je devrais ranger la chambre

Faire comme si

Tout allait bien

Et droit

Et calme

Au lieu de me laisser

Entraîner par la douleur

Je devrais ranger

M’occuper

Occuper mes mains

Un peu moites

Ranger cette chambre,

Ses affaires,

Pour mettre un peu d'ordre

Dans cette chambre

Et dans mes pensées. 

 

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 19:41

J'ai participé à un atelier d'écriture. Les consignes étaient :

- choisir 5 situations contrariantes vécues dans l'année

- choisir 5 personnages grandioses

-  consigne d'écriture : vous revivez la situation et un des personnages vient vous sauver de cette situation 

Temps imparti : 15 minutes

 

situation choisie : les boutures de rosiers n'ont pas pris l'an dernier

personnage choisi : Alfred Hitchcock

 

Ci-dessous, le texte brut issu de ces 15 minutes :

 

 

Novembre. Le jardin s'habille d'automne. La radio chuchote dans un coin, posée sur la table du jardin qu'il faudrait décidément rentrer. J'enfile mes gants de jardinier, je cherche le petit sécateur, celui qui coupe bien si on s'y reprend à deux fois, et je me remémore les consignes de ma belle-sœur. "Tu comptes trois nœuds au-dessus de la tige de l'année et tu coupes en retirant les fleurs." Ou non, c'était plutôt : "Tu retires les fleurs, tu comptes trois nœuds en-dessous des fleurs de l'année".

Mince... Voilà, comme l'an dernier, pareil, exactement pareil, je ne sais plus comment faire les boutures de rosiers. L'hormone de bouturage, les pots, le terreau pas trop tassé, c'est bon. Mais la coupe... Aucun souvenir... Je n'ai pas envie de la déranger pour ça, je ne supporte pas que les gens croient que je n'écoute pas ce qu'ils disent, alors que c'est juste la mémoire qui me fait défaut. Tant pis, j'essaie. Un, deux, trois. Clac. Allez, une autre branche. Il faudrait vraiment que ça marche cette année. Ces roses anciennes ont un parfum si puissant et agréable. J'aimerais garder ce souvenir après le déménagement, les replanter et redécouvrir l'odeur des fleurs rose pâle au printemps prochain, dans un autre jardin.

 

Une silhouette étrange se penche sur le portail. Absorbée dans mes pensées, je ne l'avais pas vue s'approcher. Une silhouette au profil pansu, au crâne lisse et malicieux, comme les crânes savent parfois être malicieux. Sa tête me dit quelque chose. Je l'ai déjà vue sur la couverture d'un livre ou d'un DVD quelconque... Hitchcock ! Derrière le portail, Alfred Hitchcok me regarde bouturer mes rosiers. "Bonjour ! Me permettez-vous ?" Il pousse le portail, marche sur la pelouse, s'avance vers moi. Je balbutie : "Bonjour monsieur." Il tourne sa face ronde vers moi, il sourit. "Il a des yeux gentils", je pense, " il a le même visage que sur les DVD de la collection Télérama."

Il me retire délicatement le sécateur des mains, et dans un geste d'une précision très douce, coupe une tige du rosier et me la tend. Une goutte de sang perle à son index. "Essayez les cadavres de pigeons dans le terreau. Grâce à cette technique, certains meurtriers ont eu des résultats remarquables." 

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