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  • : Au tour de Clo
  • : Décryptage humoristique (ou non) des choses de la vie, délires poétiques, réflexion et bonne humeur.
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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 09:55

Le survêtement vert,

La game boy dans la poche,

Les appareils dentaires,

Et les lunettes moches,

La chanson de Bachelet,

Le début des portables,

Mais ça c'était après,

Et sûrement pas à table.

 

Toi l'ado post 2000

Qui es né après ça,

Qui te fringues avec style,

Connecté, chat, blabla,

J'crois que tu t'rends pas compte

De ta chance, toi qui crânes, 

T'as jamais eu la honte

De porter des bananes.

 

Y avait pas de maquillage

Sur les filles du bahut,

Les talons trois étages

Ca faisait m'as-tu-vu.

Y avait des "sweat-capuche",

Des cirés, des baskets,

Y avait bien des greluches

Mais peu de midinettes.

 

C'était juste pas la mode

C'est pas la même époque

Aujourd'hui c'est pas le code

De porter des vieilles Doc'.

Y avait pas internet,

Y avait pas d'USB,

Quand on faisait une fête,

On ramenait des CD. 

 

Tu te dis "c'est trop nul",

Ton i-pod à la main,

T'es limite incrédule

Ca te semble lointain.

Il y a ton phone qui vibre,

Un texto de ton pote,

Nous nos mains étaient libres

Pour dire des anecdotes.

 

Fallait se retrouver

A la bibliothèque

Pour bosser l'exposé

Sur la vie des Aztèques.

Toi en deux pages Google,

Tu trouves la solution.

Tu peux avoir tout seul

Tout' les informations.

 

Moi qui étais ado

Avant le millénaire,

J'te joue le lamento

Mais je ne suis pas amère.

Je dis pas qu'c'était pire,

Je dis pas qu'c'était mieux,

C'est qu' à vous voir grandir

Parfois on se sent vieux.

 

   

 

 

 

 

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 17:34

Valsez l'errance

Prenez la pose

Chantez l'absence

Cueillez la rose

Chassez la brume

Tracez la nuit

Buvez l'écume

Mangez l'ennui

Troublez les mots

Goûtez silences

Souffrez sanglots

Nommez la chance

Peignez la fable

Dessinez l'ange

Jouez le diable

Donnez le change

Valsez valsez

Valsez toujours

Pour effacer

Le mal d'amour. 

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 09:50

Le printemps naît jardin sous le ciel de Cordoue,

Sur les murs éclatants tout nourris de soleil,

Dans les patios rêvés où l'âme s'émerveille

De ces fleurs par centaines et de cet air si doux.

 

Un puits, un citronnier, des fruits, une margelle,

Un banc où je somnole sur un air de guitare,

Les notes sont pétales, la mélodie nectar,

Je me sens enivrée et dis « la vie est belle »

 

Et le ciel est si bleu qui domine l'espace

Sur un bougainvillier qui figure la pluie.

Et des bouquets vermeils, géraniums fleuris,

Répondent doucement à la brise qui passe.

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 14:21

Dans le fond du jardin, sous l'ombre des rosiers,

Se dressait un muret, fier de ses pierres sèches.

Juste à côté de lui, à demi atrophiée,  

Une mousse, échappée au tranchant de la bêche,

Murmurait au muret une prière d'amour :

"Laisse-moi accrocher mes couleurs en parure

A tes cailloux jolis. Je me ferai atours,

Et serai à jamais ton joyau de verdure."

La mousse était petite et pleine d'admiration.

Le muret fut flatté, et la trouvant mignonne

Il donna sans tarder son autorisation,

Sans se douter du tout qu'il y avait maldonne...

Car en fait de parure, au bout de dix semaines,

La mousse avait couvert les trois quarts du muret.

La chétive attachée profitait de l'aubaine

D'un support au Nord Est, et son maigre duvet

Laissa place bientôt à un épais manteau.

On ne vit plus le mur aux pierres dissimulées,

Il avait accordé sa confiance trop tôt

A cette mousse ingrate qui l'avait adulé...

 

Au lieu de vous servir un sermon maladroit,

Que chacun trouve ici la morale qu'il préfère...

La mienne est pragmatique : il me semble qu'on doit

Désherber son jardin de façon régulière.

 

 

 

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 08:21

L'inutile journée où les heures se rallongent,

Quand "rien" prend tant de place,

Quand on goûte l'ennui jusqu'à l'écœurement.

L'inutile journée où les lendemains clairs

Se perdent peu à peu dans des brumes lointaines.

L'inutile journée, désoeuvrée, solitaire,

Celle qui nous tient à part du monde qui s'agite.

L'inutile journée et son fleuve de mots

Qui déborde des lèvres,

Mais pour quelles oreilles ?
L'inutile journée, sans paresse pourtant, 

Où on se fait poète, faute de mieux, faute de vivre,

A contempler de loin les choses et les êtres que l'on voudrait toucher. 

L'inutile journée qu'on nomme solitude.

 

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 17:16

Jouons le jeu.
Naissons

Grandissons

Apprenons

Souffrons

Aimons

Transmettons

Ou pas

Mûrissons

Changeons

Ou pas

Vieillissons

Fânons  

Mourons

Et laissons

Après nous

D'autres jouer le jeu.

 

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 08:13

Les canards en automne forment dans le ciel

Des rangées et des cercles

Des triangles pointus

Parfois des pyramides

Et d'autres formes encore

Des plus académiques aux plus biscornues.

Le temps des migrations offre tout son espace 

A leurs mouvements d'ailes synchrones.

Quelle chorégraphie !

Nez en l'air, bouche ouverte, je me pose cette question essentielle :

Comment un canard peut-il être si doué en géométrie ?

 

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 10:25

La voix se voile

Les mots s'envolent

Le vent s'en mêle

La rue est folle

La vue se perd

Les yeux rigolent

L'âme légère

En farandole

Le vin se boit

Le verre se vide

Les passants vont

D'un pas rapide

Et nous restons

Dans leur sillage

Etre avec vous

Est un voyage 

La vie revient

Dans nos sourires

Le temps fut long

Il faut le dire

Amis venez

Venez souvent

Mêler vos mots

A ceux du vent

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 14:36

Je ne suis pas contente, pas contente du tout ! Vous prenez mes vêtements dans mon armoire, soit. Vous les portez, soit. Vous les enfilez à des petits chiens, passe encore. Mais un peu de bon goût quand même ! Un haut léopard sur un caniche abricot, ça ne va pas du tout ! Vous voyez bien que ça le grossit ! Puis ils vont me les salir et me les déformer. Ma jolie robe noire et bleue sur un Bouledogue ! Ils n’ont qu’à se les tricoter eux-mêmes les cachemires ! Voilà, voilà une pelote, 3 aiguilles, un catalogue, dans deux jours ils auront un petit cardigan. Bien sûr que si ! Moi j’ai eu une chèvre qui tricotait très bien !

 

Et arrêtez avec votre perceuse, vous n’arriverez pas à transpercer mes rotules. J’ai de l’arthrose et des varices mais les bas ne laissent pas passer les forets. Nous n’aurez qu’à me les servir ce soir avec des petits pois farcis. Ah encore un dalmatien en short zébré ! Mais je sais bien que vous me cachez des choses ! Quand je rentrerai chez moi je mènerai mon enquête ! J’ai une loupe vous savez ! Et je vous mettrai tous sur écoute ! Mon fils a un Minitel, il connaît toutes les formules pour vous faire coincer.

 

Demain je vais voir le médecin, c'est écrit sur le frigo. Je ne sais plus pourquoi, c'est la voisine qui m'emmène. Elle va vouloir voler la voiture, comme la dernière fois. Elle a toujours été envieuse. Elle vient presque tous les jours. "Comment ça va Madame Jonquet ? Elle va mieux Madame Jonquet ? Elle a pas encore fait sa toilette Madame Jonquet !" Elle m'embête ! Comment elle veut que je fasse ma toilette si la salle de bain est occupée par ma grand-mère ?  Un peu de respect pour les aînés. Je la trouve bizarre la voisine. A chaque fois elle regarde mes boîtes de médicaments et elle me dit "Faut bien les prendre hein ! Faut pas oublier !" Et elle me les tend, et elle veut que je les avale devant elle... Oh la la la la, je me dis, et si elle voulait m'empoisonner ? Je me rends compte parfois que j'ai plus toute ma tête. C'est peut-être elle qui me drogue ? Alors parfois, je n'avale pas, je fais semblant mais je garde le cachet dans la main ! C'est pas bête ! Je suis maline ! Pas sur la gazinière, le cheval ! Oust oust oust !

 

J'aime pas trop être ici, j'ai hâte de rentrer. Les haricots ont dû pousser dans le jardin, ils vont être trop gros si on les laisse, avec plein de fils dedans.

 

Chut ! (un temps)  Ah non ça va, j'ai cru que ça sentait le gaz... C'est le cheval qui ouvre le gaz parfois. Il ne fait pas exprès mais c'est dangereux. J'aimerais qu'il reparte, avec les chiens, c'est trop petit ici pour avoir tout ce monde.

Mon fils est venu hier me voir. Il m'a apporté des fleurs (elle montre un vase vide). Il a beaucoup de travail, il ne reste jamais longtemps. Il me fait le café, il m'apporte des madeleines. Il aimait bien les madeleines aussi quand il était petit. Je ne sais pas s'il les aime encore, il n'en prend plus avec moi en tout cas. Pour moi ça m'en fait plus ! (silence puis chantonne) "C'est le vent qui emporte mon ruban / Vers la fenêtre de mon amant / Il me le rendra tout doucement / Et lala lala lalala, lalala lalala lala" (s'assoit, reste un moment immobile en chantonnant bouche fermée puis sort de sa torpeur d'un coup) Je vais fermer cette armoire à clé ! Ce n'est pas possible ! Arrêtez de tout vider comme ça ! Il y a trop de chiens ici, trop de chiens !

 

Ah j'entends la voisine. Déjà... Qu'est-ce que je fais ? Je dis que j'ai déjà pris mes médicaments ?

 

 

Toute utilisation, reproduction ou diffusion des textes de ce blog doit faire l'objet d'une demande à l'auteur.

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 08:59

Je ne veux plus maman

De mon médicament

Ce soir je ne veux pas me soigner.

Il le faut bien pourtant

Tu sais c’est important

Car un jour c’est un jour de gagné.

 

Il faut souffrir

Pour êt’ vivant

 

Ce n’est pas un caprice

C’est un affreux supplice

Que de devoir suivre ce traitement

C’est pas juste un médoc

Qu’on suce ou bien qu’on croque

Un sirop gobé négligemment.

 

                      J’en ai marre des piqûres

                      Ca m’fait des bleus au cœur

                      C’est comme une signature

                      Que me laisse la douleur.

                      Y a des creux et des bosses

                      Sur mes jambes et mes bras

                      Et des brûlures atroces

                      Qui me rongent tout bas.

 

Je ne veux plus amour

Avoir le souffle court

Que ce ne soit pour boire tes baisers.

Il le faut bien mon cœur

Nous sortirons vainqueurs

Ah si mes mots pouvaient t’apaiser.

 

Il faut souffrir

Pour êt’ vivant

 

La lèvre que je mords

Quand l’aiguille sans remords

Pénètre ma peau pour se vider

La lèvre qui devrait

Ne livrer ses secrets

Qu’à toi tremble mais est décidée.

 

                      J’en ai marre des piqûres

                      Ca m’fait des bleus au cœur

                      C’est comme une signature

                      Que me laisse la douleur.

                      Y a des creux et des bosses

                      Sur mes jambes et mes bras

                      Et des brûlures atroces

                      Qui me rongent tout bas.

 

 

Docteur je n’en peux plus

Car s’il n’est pas perdu

Le combat est trop dur à mener.

Il le faut néanmoins

On le serait à moins

Mais ne soyez pas découragée.

 

Il faut souffrir

Pour êt’ vivant

 

Alors encore une fois

Je choisis un endroit

Un bout de peau pas encore meurtri

Je cherche le courage

Et pour calmer ma rage

Je murmure d’une voix flétrie.

 

                                  

                       J’en ai marre des piqûres

                       Ca m’fait des bleus au cœur

                       C’est comme une signature

                       Que me laisse la douleur.

                       Y a des creux et des bosses

                       Sur mes jambes et mes bras

                       Et des brûlures atroces

                       Qui me rongent tout bas.

 

Mais faut souffrir

Pour êt’ vivant

 

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