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  • : Au tour de Clo
  • : Décryptage humoristique (ou non) des choses de la vie, délires poétiques, réflexion et bonne humeur.
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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 13:59

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la liste pourra se rallonger, il suffit juste de demander !

 

 

Et sinon, pour augmenter le nombre de lecteurs, j'ai trouvé ça (je ne sais pas si ça marche, on verra bien...) :

http://www.boosterblog.com

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 09:16

Le 27 août dernier, c'est un article assez curieux de la catégorie "tout peut arriver" que j'ai découpé dans le Ouest France.

 

"C'est un homme tout à fait normal, il a juste été un peu perturbé affectivement." C'est en ces termes qu'un enquêteur du commissariat d'Albi a justifié à la presse les agissements d'un retraité de 67 ans. La police a retrouvé à son domicile une centaine de panneaux de signalisation. "Pour surmonter un divorce douloureux, il voulait décrocher tous les panneaux lui rappelant des lieux où il avait passé de bons moments." Il attend désormais à son domicile que les collectivités propriétaires viennent les reprendre."

 

De nombreuses idées m'assaillent à la lecture de cette histoire poignante.

 

- Tout d'abord, quels panneaux cet homme a-t-il arrachés ? Les indications de lieu-dit ou de ville ? les panneaux sens interdit ou voie sans issue ? L'information n'est pas donnée mais aurait néanmoins pu intéresser les habitants d'Albi et des alentours, ou les touristes passant dans la région à ce moment-là. "Je te dis que le gîte est là ! La dernière fois qu'on est venu il y avait ce gros arbre à côté d'un restaurant !" "Ce n'est pas possible, il y avait un panneau de limitation à 30 et le nom du lieu-dit "bois d'amour". Pas de panneau, pas de gîte. Allons plus loin..." 

 

- Notons le jeu de mots du journaliste dans le titre : "il tombe dans le panneau", alors qu'en fait, il ne tombe pas du tout dans le panneau dans le sens réel de l'expression. Mais pardonnons à l'auteur du texte qui doit souvent titrer : "il sombre dans l'alcool", "il plonge dans la drogue", "il s'enlise dans les dettes", etc. On comprend mieux alors l'intitulé de l'article.

 

- Les gens "tout à fait normaux" font des choses parfois assez insolites. J'ai vu des enfants "tout à fait normaux" faire un gros bouquet avec des fleurs d'un parc botanique en laissant un gros espace vide dans un parterre, et une mère "tout à fait normale" leur dire tout doucement, "il ne faut pas les cueillir, il faut en laisser pour les autres". Je suis rassurée, partout il y a des gens tout à fait normaux qui arrachent des fleurs et des panneaux...

 

- J'espère que ce monsieur n'a pas beaucoup voyagé avec son ex-femme. Cela peut revenir cher de devoir retirer les panneaux de leur voyage de noces à Venise, de leur escapade en Belgique ou de leurs vacances à Benidorm.

 

- Peut-être après avoir tenté vainement de reconquérir sa femme par de belles lettres d'amour ou des poèmes suppliants, s'est-il décidé à lui en envoyer un dernier ? 

 

       Te souviens-tu, nous nous étions

       Embrassés sur le petit pont,

       Mais maintenant que c'est fini

       J'ai arraché le panneau gris

       Qui indiquait qu'en cas de vent

       On pouvait basculer devant.

       As-tu parcouru le journal

       Et cet article pas banal

       D'un groupe de jeunes écoliers

       Qui dans ces eaux froides a glissé ?

 

      Ce n'est pas drôle et c'est de ta faute.  

 

       signé : ton ex mari

 

- Si vous vous trouvez dans la même situation que ce pauvre monsieur, d'autres exutoires sont possibles. Il y a la solution des photos qui se déchirent, des souvenirs qui se cassent, ou qu'on range dans une boîte et qu'on n'ouvre plus, ou qu'on ouvre finalement un jour pour en casser le contenu. Mais l'idée des panneaux n'est pas des plus judicieuses : avez-vous pensé où les stocker ?

   

 

J'espère que le protagoniste de cette affaire ne lira pas cet article, je ne veux pas le blesser. Si par le plus grand des hasards il faisait partie de mes vingt lecteurs, voici ce que je lui dirais :

Je sais que ce n'est pas bien de s'amuser de la souffrance des gens, mais dans certaines situations, monsieur, la seule chose qui reste à faire est de prendre du recul et de sourire à nos dérives de personnes "tout à fait normales". Bon courage. Et dites-vous qu'il y a sans doute mille fois plus de panneaux  dans le monde que ceux que vous avez partagés avec votre ex-épouse, et il y en a même sans doute un qui vous indiquera la bonne direction pour vous en sortir.

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 12:25

A notre retour d'Australie, on nous a posé pas mal de questions concernant la vie là-bas : les habitants, leurs habitudes, les animaux entre autres. Certains nous ont demandé s'il y avait des SDF. On en a vu quelques uns effectivement, parmi lesquels les aborigènes étaient surreprésentés par rapport à la population générale (mais ceci est un problème trop sérieux et sur lequel je n'aurais pas d'analyse solide à apporter).

 

Intéressons-nous plutôt à une autre population en difficulté : les Ibis sacrés. Reconnaissables immédiatement à leur long bec noir et leurs longues pattes, nous en avons vu plusieurs fouiller les poubelles et  se disputer un morceau de pain. Gentils, discrets, leur souffrance est néanmoins réelle. En reportage exclusif, nous avons suivi Morris, un Ibis SDF qui nous raconte son quotidien. Malgré des ancêtres égyptiens, Morris parle un anglais parfait. Mais pour plus de facilité, l'ensemble de notre entretien a été traduit en français.

 

 

Clo : Bonjour Morris. Vous vivez dans la rue à Sydney depuis presque deux ans. Comment vous sentez-vous ?

 

Morris : La rue, man,  c'est pas facile, c'est la guerre tous les jours. Faut être sur le qui-vive, pas se laisser marcher sur les pattes. Je me sens comme un oiseau sans aile tu vois ? Etre dans la rue dans la ville, on pourrait croire que c'est être libre, mais en fait c'est pas ça la liberté.

 

 Clo : Et qu'est-ce qui est le plus dur au quotidien ?

 

Morris : C'est le regard. Les gens ne nous regardent même pas ! Juste les touristes parfois. C'est vrai qu'on est discret, pas comme les cacatoès qui se permettent de monter sur les épaules des gens. On reste à distance man, mais on n'en pense pas moins.

 

Clo : Vous n'en pensez pas moins, c'est-à-dire ?

 

Morris : Parfois man, et là j't'avoue, ça me fait quelque chose dans le coeur, je pense à mes ancêtres. (Morris a du mal à retenir son émotion, il est au bord des larmes) Je pense même à l'ancêtre de mes ancêtres qui a donné sa tête à Thot.

 

Clo : Euh... Sa tête à Thot ?

 

Morris : Ben oui, sa tête à Thot ! A Thot, le dieu de la lune et de l'écriture. C'était pas comme ça avant, là-bas. On était vénéré. Ici on n'est rien.

 

Clo : Comment se passe une journée type ? Pour manger, prendre soin de vous ?

 

Morris : Pour se laver, faut attendre qu'il pleuve et trouver une flaque. Pour se nourrir, faut faire les poubelles. Puis on n'est pas les seuls sur le coup, y a les mouettes et les opossums. Les opossums ça va, on n'a pas les mêmes horaires. Ils restent tranquilles pendant la journée, ils ne sortent que le soir, mais les mouettes, elles sont toujours derrière nous. Elles sont pénibles. J'ai un pote opossum. C'est dur pour eux aussi. Je disais que c'était la guerre mais parfois, on se donne des bons plans, des poubelles disponibles, des choses comme ça.

 

Clo : Vous croyez en l'avenir ? 

 

Morris : Je ne sais pas... Y en a qui s'en sortent mieux, il paraît qu'il y en a un qui tient une chaîne d'hôtels. Moi personnellement, j'ai juste un pote qui fait du biathlon, course et vol, et il s'en sort bien. Il vit dans un parc où les gens amènent du pain dur, de la brioche rassise. Il a eu du pot, man. C'est le sport qui l'a sauvé.

 

Clo : Que voulez-vous dire aux potentiels touristes français qui viendraient à Sydney ? Quel message voulez-vous leur faire passer ?

 

Morris : Y en a pas que pour les cacatoès. Nous aussi on existe.

 

 

 

article ibis

 

 

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 10:24

Pour pallier les petites défaillances de ma mémoire, je fais des listes. Il faut avouer que j'ai toujours aimé faire des listes et des petites notes. La reine du post it, c'est moi !

 

J'ai quatre sortes de listes :

La classique liste de courses, que l'on oublie une fois sur deux. "Non mais ce n'est pas grave, je vais me souvenir. Il reste de l'adoucissant ou pas ? Les oranges, on les a mangées ? j'en reprends ?" Cette liste est très importante et très utile lorsqu'elle ne reste pas sur la table de la cuisine alors qu'on arpente les rayons avec son caddie. Elle permet de respecter son planning de repas ("tiens c'est bizarre, sans ma liste, j'ai acheté trois tablettes de chocolat au lieu de prendre des pâtes au blé complet...") et fait faire de substantielles économies d'argent (éviter les 36 yaourts à consommer dans les 3 jours qui remplissent la moitié du frigo) et de temps (zut, j'ai oublié le papier toilette, je dois reprendre la voiture, faire 5 kilomètres, trouver une place où me garer, faire la queue à la caisse, changer de caisse, regretter la première caisse et repartir chez moi mes 6 rouleaux sous le bras, enfin, dans le coffre).

 

La liste des choses à faire, divisée en trois catégories : court terme, moyen terme et long terme. Très utile aussi dans le monde professionnel. Quasi systématiquement, le court terme passe dans le moyen terme, le moyen terme, je le délègue et le long terme... doit-on vraiment faire des boutures de nos rosiers cette année ?

Cette liste est source de joie intense lorsque, rempli de la satisfaction du devoir bien fait, on prend un crayon au trait épais pour barrer une des tâches accomplies. Elle est également source de désespoir profond lorsqu'on la voit s'allonger jusqu'au moment fatidique où tout ne tient plus sur la même face et où on trace dans le coin droit en bas une petite flèche pour continuer au verso la litanie des choses à faire.

 

La liste des gens à appeler, pour prendre des nouvelles, répondre à des échéances. Elle est particulièrement labile et varie selon les humeurs et les envies du moment. Si j'apprends que la personne du haut de liste, celle que je dois contacter au plus vite dès que j'ai un moment, est partie en vacances pour trois semaines, elle redescend dans les priorités d'appel. Quand j'ai tenté trois fois de joindre quelqu'un, que je tombe systématiquement sur le répondeur et que je laisse un message, je note près du nom "me rappellera". J'avoue, c'est la liste qui marche le moins bien. Elle est d'ailleurs souvent remplacée par une petite liste auxiliaire, celle des mails à envoyer.

 

La liste des objets à ne pas oublier quand on part en vacances ou en week end. Très importante cette liste-là. Elle permet d'éviter de se retrouver deux semaines en camping sans brosse à dents ou avec une seule paire de chaussettes, ou d'arriver les mains vides à l'anniversaire de son filleul car son cadeau est resté sur la table de la cuisine, juste à côté de la dernière liste de courses.

 

Mais malgré tout cela, je me rends bien compte que ma mémoire me fait défaut sur d'autres choses. Alors je fais une liste pour ne pas oublier d'éteindre le four ou les plaques électriques, éteindre l'ordinateur quand je pars de la maison, vérifier que je suis bien coiffée, voire habillée car sortir dans la rue en pyjama n'est pas très bien vu dans le quartier. Un post-it me rappelle ensuite où j'ai mis ma liste.

 

Certains diront "prends un agenda". Evidemment, j'y ai pensé ! Pour qui me prenez-vous ? Mais avez-vous remarqué cette mesquinerie de l'agenda qui une fois la page tournée fait comme si de rien n'était, comme si vous étiez à jour puisque la nouvelle feuille est totalement blanche ? Et il faut retourner dix pages en arrière pour se rappeler qu'on a oublié d'appeler Bidule pour le remercier de sa carte postale ! Alors l'agenda ! C'est bon pour les gens organisés !

 

Autre méthode, tout dire à mon compagnon. Deux cerveaux valent mieux qu'un. Le problème est le suivant : souvent je pense qu'il a fait ce qu'il fallait et lui pense que j'ai fait ce qu'il fallait. Alors que c'est lui qui aurait dû savoir que si je lui avais demandé, c'est que forcément, j'allais oublier et que j'allais penser qu'il allait faire ce qu'il fallait.

 

Tiens je viens de retrouver un post-it : "poste cet article sur ton blog". Bon je le fais tout de suite sinon je vais oublier...

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 16:00

Quelque chose m'a frappée en Australie : partout, on nous donne des ordres, des indications, fais ci, pas comme ça... Des panneaux partout. Cela ne m'a pas dérangée outre mesure, cela m'a même rendu service. En revanche le retour en France a été périlleux pour moi. Plus de message pour me dire de regarder à droite ou à gauche avant de traverser, plus de panneau pour me dire où marcher, ou de pictogramme pour m'indiquer ce qui est autorisé ou non. 

 

Je l'avoue, en Océanie, j'ai été une assistée de la réflexion.

 

Vous ne voyez pas ce que je veux dire ? Alors chers lecteurs, regardez ces photos, ou comme pourrait si bien le dire une indication peinte sur un trottoir de Sydney : please, look at these photos.

 

 

PA080259-copie-1.JPG          PA131026.JPG        Copie-de-IMGP1635.JPG

          Avant de traverser                              A la gare                                          Dans la rue

 

  IMGP1295.JPG     PA100702.JPG

            Chez les koalas qui n'aiment pas                 Au Royal Botanic Garden où la

                    qu'on leur crie dessus                         pelouse aime qu'on s'assoie dessus

 

 

Copie-de-IMGP1046.JPG        IMGP1425.JPG

 A la plage (pour faire préférer la piscine)                   Chez les Manchots pygmées

 

Après notre retour, plusieurs jours ont été nécessaires pour réadapter l'esprit au libre arbitre et à la réflexion personnelle. Certains comportements sont néanmoins restés gravés et j'ai encore vérifié hier l'absence d'oiseau sous ma voiture.

 

 

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 21:53

L'année dernière, à la même période, je me trouvais dans la même situation que cette année. Non pas géographique mais professionnelle. En clair, j'étais en recherche d'emploi. Ceux qui n'ont pas connu les affres du chômage ne ressentiront jamais le petit pincement au ventre qui surgit au moment d'ouvrir un mail de réponse d'un recruteur. Que celle-ci soit positive ou négative, sa lecture est toujours un moment intense, et particulièrement dans le cas présent : être au chomage et apprendre qu'on a changé de sexe le temps d'un mail, ça peut faire beaucoup...

 

 

De : Clo

Pour : emploi lambda

Date: 13/10/20xx 14:41

Objet : candidature offre d'emploi - référence XXX

 

Bonjour,

veuillez trouver ci-joint ma candidature pour le poste de blablabla proposé sur le site *** (référence : 123456).

Cordialement.

Clo

 

 

Le 8 décembre 2010 16:14, Annick L*** a écrit :

        Madame,

Suite à votre candidature et à votre entretien dans le cadre du recrutement au poste de ***,

nous vous confirmons que nous n’avons pas retenu votre candidature.

En vous remerciant de l’intérêt manifesté à l’égard de notre entreprise,

Veuillez agréer, Monsieur, nos salutations distinguées.

Service ***

Entreprise ***

 

 

Ce à quoi j'ai répondu :

 

Monsieur L*** (je me permets chère Annick de vous appeler Monsieur puisque j'ai le droit au même traitement à la fin de votre mail. Pour votre information sachez tout de même que Clotilde est un prénom féminin),

je vous remercie grandement de m'avoir ouvert les yeux sur mon amnésie. Vous me dites en effet que j'ai passé un entretien pour votre entreprise, or, j'ai eu beau feuilleter mon agenda et fouiller ma mémoire, je n'ai trouvé aucune trace de ce rendez-vous.

 

Mon amnésie est d'autant plus grande que vous me "confirmez" que vous n'avez pas retenu ma candidature, ce qui signifie que vous me l'avez déjà signalé auparavant. De cela non plus je n'ai pas souvenir...

 

Vous avez peut-être reçu de nombreuses candidatures pour ce poste. Mais est-ce une raison pour que les lettres de refus soient si aberrantes et peu réfléchies ? Je le prends avec humour (j'espère que vous aussi), mais comprenez que cela peut être blessant de recevoir ce type de mail. Un effort pourrait sans doute être fait pour que cela ne se reproduise pas à l'avenir.

 

Sans rancoeur, je vous prie d'agréer, Madame, mes meilleures salutations.

Clotilde de Brito

 

 

Et elle m'a répondu :

 

 Bonjour

Effectivement j'ai fait plus d'une centaine de réponses négatives hier, et j'ai donc fait une grossière erreur en vous répondant, car ce courrier ne vous était pas adressé.

Je vous prie de bien vouloir accepter mes excuses.

Contrairement à certaines entreprises, nous nous obligeons à répondre aux candidats qui se donnent la peine de répondre à nos offres d'emplois,

et j'ai malheureusement voulu faire un peu trop vite hier, mais seules les personnes qui ne font rien ne se trompent pas...

Je renouvelle donc mes excuses.

Veuillez agréer, mes meilleures salutations.

 

 

Quels enseignements tirer de cette expérience ?

 

- certains recruteurs ont un peu d'humour et savent reconnaître leurs torts. Attention, j'ai bien écrit certains. Ne tentez pas cela avec n'importe qui, surtout si vous pensez postuler à nouveau dans l'entreprise quelques temps après. "C'est vous le petit monsieur qui m'avez envoyé une lettre de mécontentement après un refus il y a quelques mois ? Ce n'est pas la peine de revenir à la charge madame, votre nom est resté gravé dans ma mémoire !" 

 

- "j'ai fait plus d'une centaine de réponses négatives hier." Cette phrase m'étonne, me désole et m'inquiète. Cent ! C'est énorme ! Moi qui me dis à chaque fois qu'on ne doit pas être nombreux à postuler (c'est une méthode d'autopersuasion efficace à court terme, le temps d'envoyer ma candidature), j'en tombe à la renverse. Je suis également triste pour cette personne dont le métier consiste à refuser une centaine de candidatures par jour ! Honnêtement, est-ce bon pour la paix intérieure ? ne vaudrait-il pas mieux de temps en temps, pour le moral, envoyer des lettres positives ? Hein, pour diminuer le stress, tout ça ?

 

- "seules les peronnes qui ne font rien ne se trompent pas." Bel adage effectivement et je suis tout à fait d'accord avec ce monsieur-dame. Donc je n'ai pas postulé à nouveau dans cette boîte : la crainte de me tromper m'oblige à ne rien faire...

 

 

 

 

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 10:11

Sur un bout de papier blanc,

J'ai composé un sonnet,

Plein de roses et de bleuets

Et de jolies fleurs des champs.

 

Sur un bout de papier bleu,

J'ai écrit un haïku.

Trois vers ce n'est pas beaucoup,

Mais c'est toujours plus que deux.

 

Sur un bout de papier gris,

J'ai couché une romance,
Je l'ai emmenée en vacances

Pour lui faire voir du pays.

 

Sur un bout de papier rose,

J'ai laissé courir les rimes.
Allons ! Ce n'est pas un crime

Et c'est même bien peu de choses.

 

Sur un bout de papier vert,

Je n'ai rien écrit du tout !

L'inspiration voyez-vous

S'est évanouie d'un coup...

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 10:01

PA110831.JPG

J'ai photographié cet article à cause de son titre.

Pour moi, jam en anglais c'était de la confiture. Bien sûr, on le décline : strawberry jam, raspberry jam, apricot jam... Chacun a sa propre déclinaison de confitures. Mais la confiture de doigt, je n'en avais jamais entendu parler (ni la marmelade d'orteil d'ailleurs).

Je connaissais aussi les "jam sessions", dans un bar ou une boîte de jazz.... Mais là non plus ça n'avait aucun sens : de la musique improvisée par un doigt qui sauve un policier... Et puis cela ne correspondait pas du tout avec la suite de l'article.

 

J'ai voulu en savoir plus. J'ai laissé de côté mon mini dictionnaire de poche français/anglais, et arrivée en France, j'ai vérifié. Et là, stupeur, émerveillement, découverte d'un univers d'une richesse lexicale incroyable ! Voyez vous-mêmes ci-dessous la forêt que cachait l'arbre "jam" (informations trouvées sur un site internet de traduction) :

 

jam : v. serrer; presser; comprimer, pousser; coincer; caler, engager; se bloquer; étaler de la confiture sur une tartine; s'attarder; interférer; jouer de la musique de façon improvisée ; n. blocage, coincement; enrayement; foule, cohue; confiture, embouteillage, encombrement, bourrage, bouchon; situation embarrassante
 
   
Ils ont de la chance les anglophones quand même. En plus d'avoir trois ou quatre définitions différentes pour un même terme, ils possèdent plus de 500 000 mots de vocabulaire, sans compter les phrasal verbs (vous savez, les look at, loof for, look into et j'en passe). Comme j'ai regretté de ne pas être anglaise... Tous les jeux de mots que j'aurais pu faire !!! Et vous imaginez les possibilités au Scrabble (en plus pour eux, placer le w, c'est facile) !
                                                                            
Mais il est vrai que cela peut causer des incompréhensions, des quiproquos. Toujours avec jam, prenons la phrase : "I love surfing the net while I am in the jam"  que l'on traduit par : "j'aime surfer sur internet quand je suis" :
A . "dans la confiture" (pas pratique, mais possible pour un pâtissier)
B. "dans un embouteillage" (avec un I-phone, pourquoi pas ?)
C. "dans une situation embarrassante" (pour voir qu'il y a plus malheureux que moi ou pour trouver une solution sur la toile)
On est bien embêté, les trois sont possibles...
                             
C'est la même chose avec "to lie". Imaginez, vous êtes au plus mal, gisant par terre, agonisant presque, et vous trouvez juste la force de saisir votre portable, d'appeler un ami pour qu'il vienne à votre secours et lui dire: "I'm lying" sans pouvoir ajouter "on the floor". Ce à quoi il vous répond un glacial "I always knew that you were a liar". Et il raccroche.
   
Alors au final, je me dis qu'il y a peut-être assez à faire avec les 50 000 mots de la langue française (à quelques milliers près, je ne connais pas les chiffres). En tout cas, moi j'essaie de faire ce que je peux avec...
 

NDA : pour plus de phrasal verbs, ce site en recense quelques uns : http://www.englishclub.com/vocabulary/phrasal-verbs-list.htm

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 09:15

J'ai frôlé le vent

Il m'a caressée

J'ai étreint la mer

Elle m'a enveloppée

J'ai touché la terre

Elle m'a portée

J'ai attisé le feu

Il m'a réchauffée

 

 

Mais seul toi

tout à la fois

me caresses

m'enveloppes

me portes

me réchauffes

Tu es mes quatre éléments

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 10:38

Le 25 août dernier (j'ai du retard dans mes lectures), un petit article de la rubrique "Tout peut arriver" du Ouest France a retenu mon attention. Je vous retranscris ici son contenu :

 

"A Lennon, petite commune du Finistère, une pomme semblait avoir poussé sur une branche de noisetier. Greffe ? Pollen de pomme déposé par des abeilles ? Les spécialistes se disputaient. L'explication de cette affaire, qui a fait grand bruit localement, est plus simple. C'était un canular."

 

Personnellement, cette histoire m'en bouche un coing, euh, un coin. Mais que peut-on en penser ?

 

-  que le journaliste n'a pas été assez assidu à l'école : s'il n'y a pas de pomme dans le noisetier, pourquoi l'auteur de l'article a mis un S à pommes ??

 

- que les habitants de Lennon non plus n'ont pas été assez assidus à l'école, car comme on nous l'apprend :

Il n'y a pas de pomme dans le noisetier.

Il n'y a pas de pêche dans le noyer.

Il n'y a pas de poire dans le prunier.

Il n'y a pas d'abricot dans le cognassier.

Mais il peut y avoir, en cas d'accident de la route, un avocat dans un platane.

 

- que les spécialistes n'ont pas été assidus à l'école : ce n'est pas beau de se disputer.

 

- que l'auteur du canular ne s'est sans doute pas rendu compte de l'ampleur médiatique et scientifique qu'aurait eue la réalité de la chose. Imaginez les possibilités qu'aurait offerte une telle découverte : en la retransposant sur d'autres végétaux, le problème de la faim dans le monde aurait été résolu en 10 ans ! Ce n'est pas joli joli de donner de faux espoirs comme ça... Ta ta ta.... Et tous ces spécialistes mobilisés pour cette farce alors qu'il y a des  gènes à découvrir, des maladies à guérir, et plein d'articles en anglais à rédiger ? Donc l'auteur du canular n'a pas été assidu à l'école, ne m'en demandez pas la raison, mais certainement qu'il ne l'a pas été...

 

- que si la pomme avait existé et était jaune, on aurait pu l'appeler de son lieu d'origine, pomme jaune Lennon...

 

Sur ces réflexions, je vais devoir vous laisser. Je dois m'occuper de ma chienne. Elle vient d'avoir des chatons.

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