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  • : Au tour de Clo
  • : Décryptage humoristique (ou non) des choses de la vie, délires poétiques, réflexion et bonne humeur.
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18 janvier 2018 4 18 /01 /janvier /2018 23:55
 
Pourquoi ?
Pourquoi pas ?
Pourquoi je ne sais pas ?
Pourquoi parfois je pense savoir et en fait, pas ?
Pourquoi je ne sais pas pourquoi je ne sais pas ?
Parce que si je savais pourquoi je ne sais pas, j'aurais au moins une réponse à un pourquoi...
Pourquoi je sais que je ne sais pas, mais pas "pourquoi" je ne sais pas ?
Pourquoi est-ce si important pour moi de savoir pourquoi ?
Alors que, lorsqu'on ne sait pas, on ne sait pas qu'on ne sait pas !
Et c'est très bien comme ça, et il n'y a pas de pourquoi !
On sait ce qu'on sait sans se demander pourquoi,
Mais on ne sait pas pourquoi on sait ce qu'on sait...
Alors pourquoi savoir pourquoi on ne sait pas ?
Mais au fond, pourquoi savoir ?
Hein ? Au fond ? Pourquoi ?
Je ne sais pas.
Na !
 
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6 janvier 2018 6 06 /01 /janvier /2018 09:08

J'ai peur de m'aigrir.

Avec les années, je le sens bien, je m'aigris. C'est parce que le temps qui passe fait perdre le goût, le sel de la vie, les baisers sucrés. Il ne reste plus que l'acide et l'amer, et l'amer à boire c'est désagréable, et puis ça fait beaucoup. Alors c'est inévitable, je m'aigris.

Quand un aliment est passé il devient aigre. Or on s'alimente de soi-même. Je dois être passée aussi puisque je m'aigris. Et si je m'aigris je flétris et je sens.

Je le sens que je sens. Je sens l'aigre. Je me retourne sur mon passé, et forcément à force de tourner, on tourne. Comme du lait pas frais. Et c'est mon être qui en fait les frais de ne plus l'être, frais.

Les gens ne voient pas que je m'aigris. Et quand je le leur dis ils ne me croient pas. "Ben non tu es pareille." Moi j'aimerais qu'ils le voient, ça me rassurerait."Ah oui ! Maintenant que tu le dis !"

Ben voilà, je te le dis, je m'aigris. Et de jour en jour. J'aimerais bien arrêter parce qu'il reste quoi après ? Si je m'aigris encore et encore il ne restera rien, rien de ce que j'étais.

Tout cela n'arrange pas mon mal au vide...

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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 11:44

comme il est tôt comme il est temps

de faire un beau, faire un beau ban

sous vos bravos souvent bravant

je dis hello en vous hélant


mon numéro énumérant

mélimélo en m'emmêlant

tous les hameaux de mes amants

tous leurs défauts que je défends

et les jumeaux de ma jument

dans un traîneau

c’est entraînant


mais...


si mon cerveau vit en servant

tous ces vers sots dans leurs versants

pour c'que ça vaut d’faire son savant

primo c'est un peu déprimant


dans mon auto j'aim'rais autant

à la radio l’air irradiant

d’un concerto déconcertant

ou d’un piano aux pieds planant

un piccolo tout picolant

en soprano

c'est surprenant


il a fait chaud dans les grands champs

sous les chapeaux des chenapans

sous les manteaux se lamentant

des cheminots tout cheminant

 

tous nos héros sont nés errants

dans un étau dans un étang

dans un sanglot un peu sanglant

vont à vau-l'eau vont en volant


c'est l'embargo en embarquant

sur un bateau tambour battant

alors passons car l'heure passant

passons sous l'eau mais c'est soulant

 

a contrario c'est contrariant

ces asticots tout astiquant

leurs longs couteaux à prix coûtant

ces zigotos tout gigotant

qui sont barjos pour de l'argent

pour des cadeaux bien décadents


comme il est tôt comme il est temps

j'pars à Quito

en vous quittant

j'tire le rideau c'est déridant

et à bientôt, on a bien l'temps !

 

 

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12 décembre 2017 2 12 /12 /décembre /2017 14:10

Parfois j'ai mal au vide.

 

Là, en ce moment, j'ai un de ces maux de vide. Généralement ça arrive quand mon vide est trop plein, quand j'ai trop voulu le remplir, ou parfois quand il est vide de chez vide.

Quand le vide gargouille, il faut voir de l'eau. Moi j'essaie de voir beaucoup d'eau. Je vais à la mer, cela calme un peu mon mal de vide.

 

C'est mal vu, le vide.

Souvent il faut le rentrer. Allez ! Rentre le vide ! Un vide qui ressort ce n'est pas beau. Les gens n'aiment pas voir les vides. Ou alors si, parfois : certains se baladent le vide à l'air, mais il faut qu'il soit plat, le vide. Or un vide plat, il n'est plus vide.

 

J'ai un grand vide. Et je n'arrive plus à rire à m'en tordre le vide. C'est dommage car un vide tordu, un vide tordu est un peu moins vide.

 

Globalement les gens ne parlent pas de leur vide. Ils ont peur qu'on leur dise quelque chose à ce propos. Ils lisent des magazines où sont donnés des conseils pour perdre le vide. "Diminuez votre vide en 3 semaines". Mais un vide ça ne s'efface pas comme ça.

Tout le monde regarde le vide de tout le monde. Nous sommes plein avec des vides, c'est évident. Nous sommes pleins de nos vides. Et nos vides nous envahissent, car à vrai dire, on vit de nos vides. Tout est si vain, tout est si vide.

 

Pour ne pas être celle qui se plaint de son vide, qui s'en plaint trop de son trop-plein de vide, je vais me taire.

Pour que cette petite histoire ne fasse pas un vide.

 

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26 novembre 2017 7 26 /11 /novembre /2017 09:26

Oh jolie mésange ! Que manges-tu en catimini ? Qu'as-tu ce midi mis à ton menu ? Et la mie que cette main un peu timide, ma main amie, a mise à même le macadam, l'aimes-tu ? Mon amie mésange, aimes-tu la mie, la mie de pain dans ma main ? Maintenant que ma main tenant ta mie t'amène à moi, dis moi tout.

Moi je m'adresse à toi et je te dis tu. Plutôt qu'aux gens, je te dis tu à toi, mésange.

Car les gens me tuent en ut majeur. Car ils me laminent en la mineur.

Ils insinuent que moi zaussi, oh petit oiseau si petit, que je zinzinule. Que, jolie mésange, comme toi zaussi, je zinzinule à mes anges.

Et que je suis nulle à zinzinuler.

Ils disent que je zinzinule que l’usine m’use, ne m'use que pour me rendre zinzin, que mieux vaudrait la zonzon que cette maison en bazar où le mazout me grise.

Ils disent qu'il me manque une case. Quelle mouise...

Ils osent m'accuser de musarder sans but, sans cause et sans musique.
Ils disent que je m'isole, que ma muse aussi est zinzin, qu'ils lui mettraient bien une camisole... Si ça les amuse : les camisoles, elle en raffole.

Je suis maussade. Y a-t-il une issue ? Une issue où je m’insinue pour ne plus zinzinuler ?

 

Quand je ne zinzinule pas, je soliloque.

Collée au sol, clopinclopant, la clope au bec, je soliloque. Plic ploc, mes pas se plaquent et se décalquent sur les flaques glauques. Je suis une loque, un colibri qui a la colique, incapable de claquer des ailes... Puis le déclic, je me disloque et déclame des quolibets alcooliques. Des claques oui !

Quel est l'alibi du soliloque ? Pour moi qui me console en soliloquant, c'est l'éloquence des solitudes éclatées, le soliloque.

L'éloquence des solitudes éclatées.

 

Toute seule, je soliloque et je hoquète. J'ai le hoquet... J'ai le hoquet coquet et le caquet au taquet. Un petit thé ? Un petit cake ? Un gâteau au coco ? Un kaki ?

Écoute, si tu veux, pourquoi pas...

 

Hein jolie mésange ? Qu'en dis-tu de ton hurluberlue candide ? De cette pauvrette fauvette lessivée sur la banquette ? Devant le péquin rancunier, l'inquiétude pécuniaire nous guette, moi et mon pécule de miettes. Le zinzolin me monte aux joues, et zou le joli teint de zazou...

Alors je soliloque, tu zinzinules, nous hoquetons, nous nous quittons.

 

Jolie mésange, nous nous quittons.

Ou à demain.

 

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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 22:06

Elle boudait dans un coin à tout petits sanglots.

Il avait oublié son jour d'anniversaire

Et sans personne à qui faire porter le chapeau :

Cette fois il n'avait pas de bouquet, misère !

 

 

Tombée sur deux amies au festival de rock,

Je laissais les guitares, j'avoue un peu contrainte,

Pour leur blabla layette car elles étaient en cloque...

Moralité :

Aux concerts ne jamais rester près des enceintes !

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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 19:35

La devise de Circé

Dans l'île d'Ééa,

Vous l'avez devinée ?

Ben, "Qui vivra verrat!"

 

 

 

"Si un jour j'arrêtais la gnôle et l'alambic",

Disait dans son verger le vieux à l'auditoire,

"Je couperais à ras ces poiriers faméliques,

Mais, tant qu’il y a de l’eau de vie, il y a des poires."

 

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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 09:02

Deux vieux bédouins faisaient une partie d'échecs.

Au gagnant reviendrait une monture fidèle.

Ils y mirent tant d'ardeur qu'ils moururent cuits et secs !

Le jeu en valait-il réellement la chamelle ?

 

 

 

Un jeune avaricieux se cherchait une épouse.

Une veuve et sa fille posèrent candidature.

L'Harpagon prit la jeune, laissant la mère jalouse.

Il paraît que tous les coûts sont dans la mature...

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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 13:41

Tels de preux chevaliers attendant la sentence,

Crosse menant troupeau dans les herbes folâtres,

Certains bergers semblaient partir en pénitence.

A croire qu'ils tendaient le bâton pour se faire pâtre.

 

 

 

On connut autrefois un homme réfléchi,

Usant de la parole toujours à bon escient.

Hélas il exhalait un fumet défraîchi.

Moralité : parfois, qui ne dit mot con, sent.

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 14:38

Quand Valérie est là ça se passe bien. J'aime bien Valérie, on s'entend bien, on fait même du covoiturage de temps en temps, même si elle ne vit pas vraiment à côté de chez moi mais on s'entend bien alors ça ne me dérange pas de faire un petit détour. En plus comme ça on arrive à deux au travail et je préfère.

C'est vrai que quand elle n'est pas là, moi je suis un peu moins à l'aise au travail. Marie et Véronique sont sympas, c'est vrai, mais ce n'est pas pareil, elles ont leur petit train-train, elles font leur trucs, leurs bidules entre elles, leur petit clan quoi, et j'ai toujours le sentiment qu'elles se taisent quand je rentre dans leur bureau.

Avec Bruno et Henri c'est parfois compliqué, Henri fait des blagues trop lourdes, Bruno est trop réservé, il me met mal à l'aise, je ne sais jamais quoi lui dire. Une fois j'ai mangé au self toute seule avec Bruno parce que les autres avaient une réunion, je n'ai même pas fini mon pamplemousse tellement le silence me pesait.

Pendant les vacances c'est parfois difficile.

Si Bruno et Véronique sont là, ça va. Véronique trouve toujours quelque chose à dire. Bruno se détend. Je crois que c'est Henri qui l'empêche de s'exprimer, de se libérer un peu.

Si Henri et Valérie sont là, ça chauffe parfois mais ça rigole quand même. Valérie est hyper féministe alors l'humour d'Henri, ça ne passe pas toujours. Mais ça rigole bien.

Le pire c'est quand Marie, Bruno et Henri sont là. Silence de mort. Je crois qu'il y a eu une histoire il y a quelques temps entre Henri et Marie, ils s'adressent à peine la parole. Alors ce n'est pas moi et Bruno qui allons mettre l'ambiance. Ces jours-là je n'ai qu'une envie, c'est de rentrer chez moi !

L'été dernier on a accueilli un stagiaire, le neveu de Bruno. Avec Valérie on se demandait comment ça allait se passer. Si le neveu ressemblait à l'oncle... ça pouvait devenir un peu... Mais en fait, très bien. Le gamin hyper sociable, volontaire, à l'écoute (en fait c'était pas vraiment son neveu à Bruno mais le neveu de sa belle-soeur). Quand il est parti, il nous a fait une petite carte à chacun. La mienne est encore posée sur mon bureau. C'était marrant parce que forcément Henri, il a arrêté ses blagues (Martin, le stagiaire, avait l'âge de sa fille, donc forcément, il se contenait un peu), Marie, beaucoup plus gentille, parce qu'elle est cassante Marie quand même, avec moi elle est dure parfois... Bref, tout le monde plus cool. On l'aurait bien gardé un peu plus longtemps Martin...

Avant de poser mes congés je regarde toujours qui sera là au retour. Histoire de me préparer.

Le truc c'est que Valérie et moi on est un peu sur les mêmes projets. Du coup, on prend nos vacances en décalé et les retours sont parfois un peu tristes quand elle est partie à son tour. En fait, ce qui se passe, c'est que Marie, j'ai vraiment du mal. Elle parle tout le temps de ses gamins. Tu lui parles de l'extinction des dinosaures, elle te coupe la parole et rebondit pour te dire que son plus jeune fils a une couette avec un diplodocus dessus... Elle ne me laisse jamais enchaîner trois phrases. Et elle trouve toujours un lien, elle est très forte à ça... c'est saoulant à force.

Véronique c'est un peu pareil, mais elle est vieille fille, alors c'est avec son chien. Je connais tout son dossier médical et toute sa vie de chien : quand il a vomi, quand il s'est bien promené, quand il a cassé quelque chose, quand il a grogné sur le voisin, quand il a mis des poils sur le lit.

Ça ne m'aurait pas dérangé je crois, s'il y avait eu une petite place pour les histoires de ma petite vie à moi. Mais elles prennent trop de place.

J'aime bien les gens en général mais parfois j'ai du mal. Ils sont bizarres non ? Ils n'arrivent pas à écouter sans ramener les choses à eux. Valérie et Henri ne sont pas comme ça, ils s'intéressent, ils écoutent, il y a de l'interaction. Bruno il écoute, ah ça, il écoute... il ne parle pas beaucoup mais au moins il écoute.

Les gens sont bizarres non ? Ou c'est moi peut-être ? Je décortique trop ? J'analyse trop ? Je dissèque ? J'autopsie ? Parfois je me dis que toutes les conversations passées sont des cadavres laissés les tripes à l'air qui jonchent ma route. A trop disséquer, rien ne reste vivant. Où est ma place dans tout ça ?

J'ai pas mal réfléchi à ces choses-là. A l'équilibre des groupes. Déjà petite, l'ambiance était différente quand toute la famille était là, tous les six, ou juste mes parents, ou juste mes parents avec mon frère, ou juste ma mère et mes sœurs, ou moi seule avec mon père... Oui, l'organisation est très différente. On a chacun un rôle, un équilibre se crée... Ouais... je crois que j'ai pas un bon sens de l'équilibre moi... Je trébuche toujours à un moment.

J'ai sérieusement envisagé de travailler en solo...

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