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  • : Au tour de Clo
  • : Décryptage humoristique (ou non) des choses de la vie, délires poétiques, réflexion et bonne humeur.
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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 11:53

Oui il y a bien un gymnase à Treglamus. Mais sur le moment je suis loin d'y arriver.

 

Le même scénario que précédemment se profile : des petites routes sans marquage au sol et le panneau d'entrée de la ville qui tarde à apparaître. Je fais une autre pause à l'entrée d'un champ et rappelle mon ami pour lui demander où il en est de son côté. Le jerricane est plein, il va prendre la route pour me sauver (mon compagnon, pas le jerricane, enfin mon compagnon avec le jerricane). Nous raccrochons. Me voilà seule. La nuit est encore plus dense. La pluie s'est arrêtée momentanément et laisse place à un silence à peine troublé par le frémissement du vent dans le feuillage des arbres décharnés.

 

Je garde la tête froide, je ne suis pas du genre à paniquer.

Bon, peut-être un peu.

Bon d'accord je suis une grande anxieuse pleine d'imagination.

 

Et si la voiture qui passe derrière moi s'arrête et que son conducteur vient me trucider avec une hache ? Je vérifie que les portières sont bien fermées. Je pressens des loups qui rôdent autour de ma voiture. Avez-vous entendu parler du retour de la bête du Gévaudan ? On n'est pas dans le Gévaudan mais j'ai vu suffisamment de camions sur la route pour savoir qu'elle aurait pu grimper dedans et faire le trajet incognito... Pour me rassurer, je me dis que le chauffeur était un plat suffisamment consistant... Et puis se retrouver sur la route de Treglamus quand on vient de Lozère, cela doit être plutôt rare... J'abandonne l'idée d'un monstre affamé... Mais les fantômes ? D'accord il est trop tôt pour que des spectres sortent de terre mais certaines ombres dans mes phares ne m'indiquent rien qui vaille...

 

Je délire complètement, il faut redémarrer.

 

Prudemment, les yeux écarquillés sur les virages, je m'enfonce dans ces terres inconnues de l'Argoat. Quelques kilomètres plus loin, victoire ! Victoire ! Le fameux panneau blanc bordé d'un magnifique liseré rouge indique magistralement TREGLAMUS. Oh des maisons ! Des réverbères ! Une place où me garer ! Le retour à la civilisation m'émeut. Il pleut à nouveau mais je sors de mon véhicule sans parapluie, le visage baigné de joie et de gouttes d'eau grosses comme des billes.

 

J'entre dans le troquet du coin, m'installe au comptoir, commande un café rallongé. Le patron essuie des verres et discute avec mes deux voisins de droite. Derrière, inconscients du drame que je viens de traverser, quelques personnes jouent aux fléchettes et au billard.

 

J'explique au patron la situation, froidement, sans laisser transparaître la moindre émotion. "J'étais sur la RN12, le voyant du carburant s'est allumé à plus de 50 kilomètres de chez moi. Avec le mauvais temps et la nuit, j'ai préféré m'arrêter, trouver un endroit où me poser et attendre mon copain qui ne va pas tarder à venir avec un jerricane."

 

 

Comment ? Oui cher lecteur, l'histoire que je vous raconte peut très bien tenir dans les trois lignes précédentes. Alors pourquoi j'en fais trois épisodes ?? Je vous en pose moi des questions ? Non mais ! Alors c'est ça ? Vous le prenez comme ça ? Très bien... C'est fini pour aujourd'hui. Et vous savez quoi ? Il y aura un 4e épisode ! Ca vous apprendra !

 

(à suivre)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 23:05

En prenant la direction de Loguivy-Plougras, que j'imaginais plus près de la RN12 et moins loin de Belle-Isle-en-Terre, je n'ai pas pensé à l'absence totale de lumière sur cette route. Je ne croise plus de voiture (y a-t-il seulement la place de croiser un autre véhicule ?). Aucun poteau réfléchissant ne jalonne le chemin. Impossible de me fier à la ligne médiane absorbée depuis longtemps par l'asphalte... Je flirte avec le bas-côté en maugréant. Je prends des routes au hasard. La nuit et le réglage de mes feux un peu trop bas ne me laissent pas le temps de lire les rares panneaux de direction. Sur le pare-brise, le ballet des balais m'hypnotise dangereusement.

 

En désespoir de cause, j'emprunte une voie sans issue. Je m'arrête, laisse mes feux allumés, mets en route mes warnings et appelle mon ami.

"Plus d'essence... ne voulais pas tomber en rade sur la nationale plein de camions énormes... Il pleut ! Ca ne s'arrête pas ! Je ne sais pas trop où, près de Loguivy-Plougras, mais je ne vois rien. Je suis près d'un poulailler industriel, c'est la seule chose que j'ai repérée, et une maison plus loin... Tu viens avec un jerricane ? Merci mais tu ne me trouveras pas, je vais essayer de gagner quelques kilomètres."

 

"Wouaf wouaf. " Là ce n'est pas moi mais le chien de la susdite maison, un roquet sans doute sympathique en d'autres circonstances mais franchement agaçant sur le moment. La pluie ne s'est pas calmée, le quadrupède s'apparente à une serpillère vivante.

 

Je reprends le volant, fais demi-tour devant la face outrée du clébard, retrouve non sans mal la nationale, et un oeil sur le compteur kilométrique, l'autre sur la route, je calcule jusqu'où je pourrais rouler sans arriver au point de non-retour. Car vous ne le savez peut-être pas, si on utilise la totalité du plein jusqu'à la dernière goutte, il faut ensuite après le remplissage du réservoir réinjecter de l'essence dans le circuit en utilisant une poire, généralement placée sous le capot... et la poire sous la pluie nocturne, si on peut éviter... (c'était la minute conseil du garage Clo, c'est la seule chose que je sais sur la question, ne m'en demandez pas plus)

 

Je roule, concentrée. Nuit. Pluie, Camions. Nuit, pluie, camions. Nuit, oh une Smart ! Pluie... Pour la seconde fois, ma voiture prend une sortie : Treglamus.

 

Je connais moins bien Treglamus que Loguivy-Plougras. Disons que Loguivy je connais de nom et j'y ai mis les pieds une fois. Treglamus, je connais de nom et je crois qu'il y a une salle de sport... mais ce n'est pas sûr...

 

(à suivre)

 

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 17:56

Il était 19 heures.

 

Il pleuvait. Fort. La nuit était tombée. Noire. Les camions roulaient. Vite. Enfin, pas si vite que ça parce qu'avec la pluie et la nuit, on ne peut pas rouler aussi vite qu'on le voudrait. Ils roulaient à la même vitesse que moi les camions. Je veux dire moi dans ma voiture. Je veux dire, ma voiture roulait et moi j'étais assise dedans.

 

Il pleuvait. Des seaux, pas des petits seaux, des grands seaux remplis d'eau glacée. La nuit était si noire que les chats en étaient gris anthracite. Et devant, derrière, sur la droite lorsque j'arrivais à les doubler, sur la gauche lorsque je me faisais doubler, les véhicules pressés et leurs lumières vives s'associaient pour créer un tourbillon éprouvant.

 

En six mots : le déluge, les ténèbres, le vertige.

 

Il restait plus d'une demi-heure de route.

 

Et là sur le tableau de bord, le voyant du carburant s'allume...

Je suis à plus de 60 kilomètres de mon lieu de destination. Je viens de passer la dernière station essence il y a plus de dix minutes. Et avec le déluge, les ténèbres, le vertige, impossible de me repérer.

 

Les voitures filent. Les panneaux indiquant les sorties sont à peine visibles tant l'obscurité les enveloppe. Et la petite lumière orange en forme de pompe à essence me nargue insidieusement.

 

Le premier nom qui m'est familier fait bifurquer ma voiture vers une sortie : Loguivy Plougras...

 

(à suivre...)

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 12:56

"Comment ? Ca fait un mois et demi que tu es rentrée d'Australie et tu nous en parles encore ??" Eh ouais ! J'ai pris plein de notes. Certaines ne seront pas exploitées, mais il y en a qui doivent absolument faire l'objet d'un article, même plusieurs semaines après.

 

 

En arrivant dans un nouveau pays, une des premières choses que je fais est  trouver un supermarché lambda et me promener dans les rayons, surtout alimentaires. Cette exploration est souvent très instructive. Elle permet de se renseigner sur les goûts et les habitudes des autochtones, mais aussi d'estimer le pouvoir d'achat de la population.

 

Je développerai trois points. Il n'y a pas de suspense, ce sont les trois points du titre...

1er point : bananes

2ème point : Strepsils

3ème point et non le moindre : Vegemite

 

1

Bananes... Non je ne vous insulte pas chers lecteurs. Mais le premier mot qui me vient lorsque je pense à un supermarché australien est "bananes". Je me souviens comme si c'était hier de ma première rencontre avec une banane australienne. C'était le premier jour où nous partions à la découverte de la belle Sydney (en-dehors du quartier résidentiel de ma tante). Nous pique-niquions dans un parc situé entre la gare "Central" et Paddington market (ce n'est pas très précis ? la distance entre les deux est longue ? sur le moment nous ne le savions pas et pour le plus grand malheur de nos orteils, nous avons tout fait à pied !!! bref, là n'est pas le propos...). 

Ayant fini mon sandwich avant mon ami, j'avisai un supermarché pour acheter le dessert. Je revins affolée.

 

- Euh... en fait, ça va être chaud pour le budget qu'on avait prévu pour les déjeuners...

- Ah bon ? C'est si cher que ça ?
- Les bananes, elles sont à 15 dollars le kilo.

- Quinze dollars ! Ah ouais... Quand même...

 

Effectivement les bananes qu'on mange en Australie sont des bananes australiennes en grande majorité. Et comme les conditions météo début 2011 ont été catastrophiques dans le Queensland, région d'où proviennent ces fruits, le prix s'en est fortement ressenti ! Sur le moment, on n'avait pas fait le rapprochement avec les tempêtes et les inondations, et on était un peu embêté par ces prix, croyant que tout allait être du même acabit, ce qu'on n'avait absolument pas prévu. C'était comme aller à une soirée en jeans et baskets et se retrouver au milieu de robes somptueuses et d'élégants smokings. Bon après bien sûr, on a vu qu'il y en avait d'autres en jeans et baskets, et on s'est senti mieux. Les mangues notamment n'étaient pas chères du tout (si l'on compare aux prix français) ! Allez, une banane de perdue, dix mangues de retrouvées !

 

 

2

Strepsils... En France, généralement, quand on a mal à la gorge (je ne parle pas de grosse angine avec les amygdales qui triplent de volume, juste le petit mal de gorge gênant), on a plusieurs options. Par exemple, l'infusion de thym avec du miel, le jus de citron avec de l'eau chaude et du miel, la tisane de camomille avec du miel, ou tout simplement du miel. Si les remèdes de grand-mère ne marchent pas, vous pouvez aller à la pharmacie prendre des pastilles adaptées avec petit désinfectant et petit anesthésique local (il y en a même au goût de miel).

 

En Australie, c'est globalement la même chose, mais ce n'est pas la porte d'une pharmacie que l'on pousse pour acheter son traitement. Eh non ! Regardez bien parmi les bonbons et sucreries qui vous narguent en bout de caisse du supermarché...

 

IMG3197.JPG 

 

Vous les avez vues les pastilles, juste sous les chewing gums ?...

 

Parallèlement, on trouve des pharmacies low cost : dans le quartier de Glebe, un magnifique "Discount Cincotta Chemist" ouvre ses portes à quiconque veut acheter des bonbons, des souvenirs ou une casquette...

 

Il y a un vrai mélange des genres... Le supermarché dans lequel la photo ci-dessus a été prise propose également du paracétamol... Pour un pays où l'alcool s'achète dans des magasins spécialisés (bottle shops) et sur présentation de la carte d'identité, je trouve assez étonnant de laisser du paracétamol en libre service. Accessoirement c'est quand même un médicament, avec des indications certes, mais avec des effets secondaires aussi...

  IMGP0150

 

 

 

3

Vegemite... (pronocer vé-gé-ma-y-t')

On le sait, on le dit, les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas... J'aimerais quand même en parler... Surtout les goûts. En fait surtout un goût, celui du (de la?) Vegemite.

 

En Australie nous avons été assez supris par l'offre gastronomique. En effet, on n'a jamais autant mangé asiatique de notre vie ! Chinois, vietnamien, népalais, japonais... On a de la chance, on aime ça. Surtout les sushis géants à emporter et leur petite sauce dans un contenant en forme de petit poisson ! Que c'était bon ! Et abordable !! Car en France, comme j'aime le répéter dix fois de suite sans respirer, "c'est un souci que le sushi soit si cher".

 

Mais si on voulait manger quelque chose de typiquement australien ? D'accord c'est un pays issu d'un merveilleux melting pot, mais il y a bien quelque chose qui est absolument propre à ce continent (autre que la viande de kangourou) ? L'unique chose dont m'a parlé ma tante est le (la ?) Pavlova. Apparemment il y a d'autres recettes, j'ai trouvé pour vous un petit lien :  http://www.australiance.fr/australie/culture/nourriture/pavlova-lamingtons-australie

 

Mais bon sang, ce sont des anglais qui ont fondé l'Australie ! Cessons de leur faire mauvaise presse sur tout : leurs pies (prononcer à l'anglaise sinon le sens n'est pas le même) et leurs gâteaux aux carottes sont absolument divins. Mais quand même ! Il doit bien y avoir un petit aliment bizarre, une spécialité étrange, un goût indéfinissable dans la gastronomie de ces descendants de convicts britanniques ?

 

Oui ! Il y en a bien un ! Et son nom est Vegemite !

IMG3196.JPG

 

Connaissez-vous la (le ?) Marmite (prononcer mar-ma-y-t') anglais(e) ? Eh bien c'est globalement la même chose ! 

 

Vegemite (j'enlève le pronom personnel, ça va m'énerver sinon) est une espèce de pâte à tartiner, mais salée, très salée, de couleur brun foncé, préparée à partir de levure de bière, très riche en vitamines B, et dont le goût est très difficile à décrire... Disons qu'étalé en couche fine sur du pain de mie, la première bouchée de découverte peut engendrer les commentaires suivants : beurk, pouah, pas bon, vite de l'eau, plus jamais ça. 

 

Nous avons ramené un petit pot de Vegemite dans nos bagages, bien enroulé dans du papier bulle, en croisant les doigts pour qu'il n'y ait pas explosion du pot dans nos vêtements (quand on sait comme les bagages sont bringuebalés parfois...). Le but était de faire découvrir ce goût particulier à notre entourage : "Goûte ça ! C'est pas bon hein ?"

 

Je me suis fait piéger...

 

Aujourd'hui mon pot est presque vide. A force de proposer aux autres de goûter ce produit et de les accompagner dans leur dégustation, je me suis peu à peu habituée au goût. Le must du must étant de tartiner Vegemite sur mes tartines beurrées du petit déjeuner... Mon compagnon reste fidèle à la confiture et me dit "comment tu peux manger ça ?" Je me pose la même question. Comment puis-je avaler avec plaisir ce petit déjeuner so Aussie alors qu'il y a deux mois et demi, je n'en supportais pas l'odeur ?

 

Comme quoi, les goûts et les couleurs, ça se discute et ça peut même se changer ! 

 

 

 

NDA : Pour en savoir plus, un petit lien sympa sur le / la Marmite :  http://www.marmite.co.uk/

 

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 09:30

De temps en temps il est bon de se remettre en question et de connaître l'avis des autres sur son travail. J'ai donc demandé à Jean de la Fontaine, en visite au Louvre, ce qu'il pensait de mon blog, et notamment de ma fable de la coquille de moule.
Permettez-moi l'oxymore : son silence fut éloquent.

 

la fontaine

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 12:25

A notre retour d'Australie, on nous a posé pas mal de questions concernant la vie là-bas : les habitants, leurs habitudes, les animaux entre autres. Certains nous ont demandé s'il y avait des SDF. On en a vu quelques uns effectivement, parmi lesquels les aborigènes étaient surreprésentés par rapport à la population générale (mais ceci est un problème trop sérieux et sur lequel je n'aurais pas d'analyse solide à apporter).

 

Intéressons-nous plutôt à une autre population en difficulté : les Ibis sacrés. Reconnaissables immédiatement à leur long bec noir et leurs longues pattes, nous en avons vu plusieurs fouiller les poubelles et  se disputer un morceau de pain. Gentils, discrets, leur souffrance est néanmoins réelle. En reportage exclusif, nous avons suivi Morris, un Ibis SDF qui nous raconte son quotidien. Malgré des ancêtres égyptiens, Morris parle un anglais parfait. Mais pour plus de facilité, l'ensemble de notre entretien a été traduit en français.

 

 

Clo : Bonjour Morris. Vous vivez dans la rue à Sydney depuis presque deux ans. Comment vous sentez-vous ?

 

Morris : La rue, man,  c'est pas facile, c'est la guerre tous les jours. Faut être sur le qui-vive, pas se laisser marcher sur les pattes. Je me sens comme un oiseau sans aile tu vois ? Etre dans la rue dans la ville, on pourrait croire que c'est être libre, mais en fait c'est pas ça la liberté.

 

 Clo : Et qu'est-ce qui est le plus dur au quotidien ?

 

Morris : C'est le regard. Les gens ne nous regardent même pas ! Juste les touristes parfois. C'est vrai qu'on est discret, pas comme les cacatoès qui se permettent de monter sur les épaules des gens. On reste à distance man, mais on n'en pense pas moins.

 

Clo : Vous n'en pensez pas moins, c'est-à-dire ?

 

Morris : Parfois man, et là j't'avoue, ça me fait quelque chose dans le coeur, je pense à mes ancêtres. (Morris a du mal à retenir son émotion, il est au bord des larmes) Je pense même à l'ancêtre de mes ancêtres qui a donné sa tête à Thot.

 

Clo : Euh... Sa tête à Thot ?

 

Morris : Ben oui, sa tête à Thot ! A Thot, le dieu de la lune et de l'écriture. C'était pas comme ça avant, là-bas. On était vénéré. Ici on n'est rien.

 

Clo : Comment se passe une journée type ? Pour manger, prendre soin de vous ?

 

Morris : Pour se laver, faut attendre qu'il pleuve et trouver une flaque. Pour se nourrir, faut faire les poubelles. Puis on n'est pas les seuls sur le coup, y a les mouettes et les opossums. Les opossums ça va, on n'a pas les mêmes horaires. Ils restent tranquilles pendant la journée, ils ne sortent que le soir, mais les mouettes, elles sont toujours derrière nous. Elles sont pénibles. J'ai un pote opossum. C'est dur pour eux aussi. Je disais que c'était la guerre mais parfois, on se donne des bons plans, des poubelles disponibles, des choses comme ça.

 

Clo : Vous croyez en l'avenir ? 

 

Morris : Je ne sais pas... Y en a qui s'en sortent mieux, il paraît qu'il y en a un qui tient une chaîne d'hôtels. Moi personnellement, j'ai juste un pote qui fait du biathlon, course et vol, et il s'en sort bien. Il vit dans un parc où les gens amènent du pain dur, de la brioche rassise. Il a eu du pot, man. C'est le sport qui l'a sauvé.

 

Clo : Que voulez-vous dire aux potentiels touristes français qui viendraient à Sydney ? Quel message voulez-vous leur faire passer ?

 

Morris : Y en a pas que pour les cacatoès. Nous aussi on existe.

 

 

 

article ibis

 

 

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 16:00

Quelque chose m'a frappée en Australie : partout, on nous donne des ordres, des indications, fais ci, pas comme ça... Des panneaux partout. Cela ne m'a pas dérangée outre mesure, cela m'a même rendu service. En revanche le retour en France a été périlleux pour moi. Plus de message pour me dire de regarder à droite ou à gauche avant de traverser, plus de panneau pour me dire où marcher, ou de pictogramme pour m'indiquer ce qui est autorisé ou non. 

 

Je l'avoue, en Océanie, j'ai été une assistée de la réflexion.

 

Vous ne voyez pas ce que je veux dire ? Alors chers lecteurs, regardez ces photos, ou comme pourrait si bien le dire une indication peinte sur un trottoir de Sydney : please, look at these photos.

 

 

PA080259-copie-1.JPG          PA131026.JPG        Copie-de-IMGP1635.JPG

          Avant de traverser                              A la gare                                          Dans la rue

 

  IMGP1295.JPG     PA100702.JPG

            Chez les koalas qui n'aiment pas                 Au Royal Botanic Garden où la

                    qu'on leur crie dessus                         pelouse aime qu'on s'assoie dessus

 

 

Copie-de-IMGP1046.JPG        IMGP1425.JPG

 A la plage (pour faire préférer la piscine)                   Chez les Manchots pygmées

 

Après notre retour, plusieurs jours ont été nécessaires pour réadapter l'esprit au libre arbitre et à la réflexion personnelle. Certains comportements sont néanmoins restés gravés et j'ai encore vérifié hier l'absence d'oiseau sous ma voiture.

 

 

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 09:04

Il est 4 heures du mat' et j'ai une faim de loup

Jet lag, jet lag

Je sais qu'au déjeuner je ne tiendrai plus debout

Jet lag, jet lag

 

                           On est dans quel pays là j'ai un peu forgetté ?

                            I am perdu ou lost faut juste se réadapter

 

J'ai des petits vertiges et je bafouille à moitié

Jet lag, jet lag

J'ai dormi 12 h30, mais je suis encore crevé

Jet lag, jet lag

 

 

                          Dans ma tête

                          Dans mon corps

                          Dans mon estomac

                          Il est encore

                          L'heure de là-bas

                         Jet lag, jet lag

 

Je bâille à tout bout de champ, je suis complètement paumé

Jet lag, jet lag

Mais faut dire aux parents que l'on est bien arrivé

Jet lag, jet lag

 

                          Mais pourquoi mon banquier m'a-t-il appelé à 10 heures ?

                          J'sais plus c'que j'lui ai dit et ça me fait un peu peur

 

On m'a dit dans deux jours tu verras ça sera fini

Jet lag, jet lag

Celui qui m'a dit ça, franchement il est verni

Jet lag, jet lag

 

                          Ca fait partie des désagréments des longs séjours

                          Ca prolonge les vacances mais c'est parfois un peu lourd

                          Mais devant les photos on s'dit ça valait la peine

                          De marcher sur la tête pendant une demi-semaine...

 

                          Jeee-e-e-e-e-e-et 

                          Jeee-e-e-e-e-e-et

                          Jeee-e-e-e-e-e-et  

                          Laaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaag

 

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 09:47

Après 3 semaines passées en Australie, s'il y a bien quelque chose qui n'a plus de secret pour nous, ce sont les marchés aux souvenirs. Entre le Paddy's market de Sydney et le Queen Victoria Market de Melbourne, nous avons sans doute parcouru un semi-marathon entre cartes postales, porte-clés, didgeridoos et T-shirts colorés.

Certains articles ont retenu notre attention et croyez moi, nous avons beaucoup à apprendre d'une certaine forme de bon goût à l'Australienne.

 

 

  PA261900                            PA100629.JPG

 

Ceci est une bourse et une bourse...                                     Comme c'est charmant ! Des bonbons

                                                                                                   chocolatés en forme de déjections animales !

 

 

 

IMGP1727

 

 Là je ne veux même pas savoir...

Et qu'est-ce que ce type de produit fait sur un marché ???

 

 

Vous avez donc eu un aperçu de ce qu'on peut découvrir sur certains étals...

Et j'en passe ! Je n'ai pas de photo de patte séchée de kangourou (très pratique pour se gratter le dos), de décapsuleur kangourou-testiculaire (oui oui, vous avez bien lu, la prise en main est sans doute ergonomique), de porte-monnaie "grenouille séchée" (si si je vous assure, de quoi dégoûter plus d'une boulangère au moment de payer sa baguette).

 

On pourrait dire que pour quelques uns de ces objets, il s'agit de valoriser les produits locaux... Alors à quand des becs de mouettes montés en boucles d'oreilles en Bretagne ?

 

 

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 15:30

cygnes-noirs.JPG

 

Mon article d'hier sur les oiseaux envahisseurs vous a effrayé ?

Mea culpa.

Rassurez-vous, tout est sous contrôle. Comme vous le voyez sur la photo ci-contre, les cygnes noirs s'inclinent devant moi. Ils ont promis de se tenir tranquilles et de ne pas venir occuper vos maisons (sauf si évidemment vous allez vous installer en Océanie, dans ce cas-là je ne garantis rien).

J'espère que vous mesurez l'impact de mon intervention auprès de ces anatidés. Ils sont censés passer le mot aux ibis sacrés. Pour les pigeons en revanche, il n'y a rien à faire, ils ne veulent jamais rien écouter.

 

 

 

 

NB pour les plus sceptiques : oui oui, je vous assure que ce sont bien ma chaussure et mon pantalon.
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