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  • : Au tour de Clo
  • : Décryptage humoristique (ou non) des choses de la vie, délires poétiques, réflexion et bonne humeur.
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2 mai 2019 4 02 /05 /mai /2019 20:49

Gros œuvre terminé ? Finition de chantier ?

À qui vous adresser sans méfiance ni crainte ?

Embauchez donc un artisan procédurier 

Et soyez sûr qu'il est très fort pour porte et plinthe !

 

 

(pour porter plainte...)

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26 mars 2019 2 26 /03 /mars /2019 18:31

La grenouille a l’œil vide et les membres en croix :

L'autopsie d'amphibien est à l'ordre du jour.

"Je ne peux faire cela !" balbutie en émoi

Un étudiant dévot lors de son premier cours.

"Je ne peux faire cela puisque Dieu est anoure."

 

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18 mars 2019 1 18 /03 /mars /2019 13:50

Ne me jugez pas ridicule,

Ni gobe-mouche, ni imbécile,

Si j’ai des airs de rossignol,

Si, sous un nom à particule,

Sous des larmes de crocodile

Traîne une haleine à l’éthanol.

 

Si vous me croyez funambule

Ou me classez dans les fossiles

À la démarche de guignol,

N’écrivez pas mon préambule

En ne voyant que mon profil

Qui à vrai dire est de traviole.

 

Sans l'ombre d'un conciliabule,

Ne déversez pas votre bile,

Vous n'avez pas le monopole

Des laids ragots et des formules,

Des mots à la syllabe agile

Des médisants qui se gondolent.

 

Si d’un mouvement je recule

Devant l’obstacle indélébile

De votre verve au vitriol,

Sachez qu’à votre crépuscule

Il pourrait se dire à la ville

Des secrets que l’on rafistole.

 

Soyez sympas, pas trop crapules,

Si vous me pensez inutile

À serrer dans une camisole,

Ne jouez pas les incrédules,

Soyez plus fins, soyez subtils,

Quittez donc ce dédain frivole.

 

Ne traitez pas de tubercule,

De dégénéré du nombril

Ceux qui fleurissent leurs paroles.

Moi qui ne suis que libellule

Aux ailes battant l’air, graciles,

Entre pétales et pétioles,

Je vous demande en majuscule

Dans un mouvement de sourcil

Oh non, ne jugez pas ma fiole !

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15 mars 2019 5 15 /03 /mars /2019 14:08

J'ai fait le tour du monde

En regardant la mer,

En prenant dans mes mains l'eau glacée et salée,

où chaque goutte infime d'écume

Capture un goût d'ailleurs,

Et voyage, infatigable, jusqu'aux plages lointaines

Que je n'ai pas foulées.

 

 

J'ai fait le tour du monde

En touchant une fleur,

En pressant ses pétales sur mes lèvres ravies,

Dans son parfum aux mémoires étrangères,

Aux réminiscences orientales,

Porte ouverte vers des splendeurs vagues

Que je n'ai pas croisées.

 

 

J'ai fait le tour du monde

Dans le rire d'un enfant,

En cascades joyeuses, en tourbillon grisant,

Dans ses notes grelot où ricoche l'espoir,

Un espoir gigantesque

À remplir mille mappemondes
Que je n'ai pas explorées.

 

 

J'ai fait le tour du monde

En prononçant ton nom,

En tenant tes deux mains dans les miennes le soir,

En cherchant dans tes yeux

Les réponses aux énigmes

Qui parfois m'échappent et m'effraient.

 

 

Mais de ton amour, je n'ai pas fait le tour.

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7 février 2019 4 07 /02 /février /2019 16:25

Je compte parmi mes amis

Des officiers de la navale,

Sur la grammaire très à cheval.

Ils pestent lorsque je leur dis

Ingénument : "Mes amis râlent".

 

(mes amirals...)

 

fin alternative :

 

Je compte parmi mes amis

Des officiers de la navale,

Sur la grammaire très à cheval.

Ils pestent lorsque je leur dis

Que j'aime lire les journals.

Moralité : "Mes amis râlent".

 

 

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1 février 2019 5 01 /02 /février /2019 13:33

Les gens qui louchent

Quand ils se mouchent,

Filles à grimaces

Maigres et grasses,

Les gars bossus,

Les cabossés,

Petits ventrus

Aux yeux cernés,

 

Les mal fringués

Pas réveillés,

Les têtes à claques

Pieds dans les flaques,

Grandes oreilles,

Nez en trompette

Aux joues vermeilles

Un peu pompettes,

 

Les nez qui coulent

Sous la cagoule,

Les boutonneux

Un peu fiévreux,

Les binoclards,

Les cheveux gras,

Les grands panards,

Les petits bras,

 

Les apathiques

Asymétriques,

Les voix fluettes

Des têt' à couettes,

Peaux distendues

À l'air flapi,

Menton velu

De ma mamie,

 

Les teints de bile,

Les gros sourcils

Qui se rejoignent

Et qui s’éloignent,

Gueul’ ridicules

Aux dents perdues,

Peaux à ridules,

Sourires tordus...

 

 

Moi je vous dis :

« Z’êtes jolis !

Z’êtes très beaux !

Y’a pas photo ! »

 

Et çui qui dit l'contraire,

C'est lui qu'il est mauvais !

Et pis de toute manière 

C’est çui qui dit qui'est laid !!!

 

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31 janvier 2019 4 31 /01 /janvier /2019 15:03

Dans un enclos fermé, une demi-douzaine

De très beaux cervidés bramaient de longs couplets.

Impossible de fuir pour qui les entendaient :

Figés, les gens mouraient au bout d'une semaine !

Moralité : prenez garde au champ des six rennes...

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24 janvier 2019 4 24 /01 /janvier /2019 13:07

Dès que le soleil chasse la nuit et son duvet,
Effrayés et craintifs, certains félins se cachent.
La queue entre les pattes, ils suent des coussinets,
Ces chats effarouchés, pétochards à moustaches.
Et on dit à l'aurore : "Oh ! Des poltrons minets !"

 

 

 

 

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23 janvier 2019 3 23 /01 /janvier /2019 18:06

Consigne : écrire un poème en utilisant les mots suivants : crime, poignard, arsenic, intrigue, flic, corbeau, menottes, barreau, vigne, chais, cépage, zinc, raisin, fût, bouteille, barrique, palette, chevalet, pinceau, couteau, portrait, abstrait, gomme, collage

 

 

L’heure arrêtée à la pendule,

L’odeur de sang qui coagule,

Le cri d’un corbeau solitaire

Déchirant le silence austère…

Le visage fixe de la victime

Au cœur de la scène de crime :

Au pied de son vieux chevalet,

Le peintre est mort, qu’il aille en paix.

 

 

Dans sa main se trouve un pinceau

Et sa palette en mill' morceaux

A éclaboussé l’atelier

D’un camaïeu rouge carnassier.

Serait-ce un féru d’art abstrait

Qui lui a refait le portrait ?

Ou un débutant du collage

Voulant s’essayer au carnage ?

 

 

Près du cadavre encore fumant,

Sur le guéridon en bois blanc,

Une bouteille, deux verres à pied,

L’un des deux au bord maculé

Par quelques traces assez subtiles.

Est-ce un peu de peinture à l’huile ?

Le vin ? un cépage à piquette

Au vu du nom sur l’étiquette.

 

 

Du vin comme on boit sur le zinc,

De ces jajas qui vous dézinguent,

Qui sent le fût et le bouchon,

Pas de la came de chez Fauchon.

C’était pourtant un connaisseur

De grands crus, un vrai amateur,

Fils d’un ancien maître de chai

Né dans les vign' du bordelais…

 

 

L’intrigue est ardue et complexe,

Laissant les enquêteurs perplexes.

Qui a donc choisi ce pinard

Avant de mettre le bazar ?

Un coup à s’arracher les ch’veux :

Pas de couteau ni d’arme à feu,

Pas de corde ni d’arsenic…

De quoi rendre chauv' tous les flics…

 

***

 

L’air d’un Bacchus de Michel Ange,

D’un Picasso période orange,

Un type rond comme une barrique,

Raisin, le sourire éthylique,

Surveille depuis son cadre en bois

La scène qui cause tant d’effroi.
Dans son tableau il est peinard :

Il a pu cacher le poignard.

 

 

Un policier a remarqué

Ce poivrot peint très enjoué.

Il a vu quelques coups de gomme

Sur une partie du bonhomme.

Une idée dans sa tête trotte…

Mais comment mettre les menottes

Ou placer derrière les barreaux

Un personnage de tableau ?

 

 

Faites' attention, amis artistes,

Figuratifs ou bien cubistes,

N’invitez pas, c’est préventif, 

Vos œuvres à l’apéritif…

Ne vous faites pas Pygmalion !

L’œuvre peut être un vrai démon :

Souvenez-vous de Dorian Gray,

Ce qu’il y a derrière le portrait…

 

 

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17 janvier 2019 4 17 /01 /janvier /2019 14:56

Texte écrit lors d'un atelier d'écriture. Consigne : écrire un texte en utilisant le maximum de mots contenant un double L (liste fournie). Temps imparti : 15 minutes.

 

Ses semelles s'élancent sur la marelle. Un, deux, trois. Vacillante chandelle, à cloche-pied, elle avance peu à peu vers le ciel.

Jeune demoiselle, ballerine joyeuse, satellite incessant aux jupons de flanelle, elle court dans les vallons, bondit dans les venelles. Le mollet illico répond à ses envies. Elle se fait sauterelle, agile libellule. Il semble que toujours, elle saute ou elle vole, dans l'allégresse d'une folle bulle.

La nigelle et l'amaryllis saluent son ardeur rebelle d'enfant. Les collines défilent, tranquilles, sous l'ensorcellement de ses pas.

Oh la la ! Quelle allure quand ses bras de ficelle allument des ellipses dans l'air du temps qui va !

L'enfance, telle une abeille aux colliers de pollen, se pare d'aquarelles. Calligraphe prodige, elle parle en syllabes irréelles et rit des illusions qu'autour d'elle, elle répand.

Et dans nos cœurs fatigués, peu à peu, elle éveille de nouvelles espérances.

 

 

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