Décryptage humoristique (ou non) des choses de la vie, délires poétiques, réflexion et bonne humeur.
Par Clo
Quelques autos garées jusqu’en bas de la rue.
Des chats couchés dessous.
Un passant qui traverse.
Les arbres des jardins aux soirs criblés d’averses,
Les arbres des jardins
et le ciel au-dessus.
Un oiseau s'égosille sur une cheminée,
et les heures trop sages
continuent leur chemin
en creusant leurs sillons, ravinant nos visages.
On n'entend plus l'oiseau.
Peut-être est-il tombé ?
Elle,
elle aurait voulu
des fenêtres qui s'ouvrent au bord du précipice
des flaques d'eau changées en vagues gigantesques
qui avalent la rue, qui engloutissent tout.
Et ce vent trop fluet, qu'il devienne ouragan,
qu'il fasse valser les murs,
qu'il détruise la ville.
Que la terreur des hommes se répande jusqu'aux nues,
qu'elle s'infiltre jusqu'au creux de la terre,
et que leurs cris, leurs suppliques
rendent sourds jusqu'aux dieux.
Elle,
elle aurait voulu le chaos
pour respirer un peu.
Toutes les portes devraient toujours rester fermées,
et les volets tirés.
Et les humains devraient se contenter de la nuit,
même au cœur de midi.
Elle répète inlassablement :
"Pourquoi de la lumière puisque tu n'es plus là ?
Pourquoi de la lumière ?
Pourquoi rien n’a changé ? Pourquoi est-ce pareil ?
Pourquoi le vent balaie les feuilles craquelées ?
Et lorsque j'écarte le rideau à la fenêtre de ma peine,
c'est calme à en pleurer."
Quelques autos garées jusqu’en bas de la rue.
Des chats couchés dessous.
Un passant qui traverse.
Les arbres des jardins aux soirs criblés d’averses,
Les arbres des jardins
et le ciel au-dessus.
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog