Décryptage humoristique (ou non) des choses de la vie, délires poétiques, réflexion et bonne humeur.
Suis-je futile ? Suis-je légère ?
Inconstante ou superficielle ?
Est-ce que mon envie de plaire
Fait de moi une femme infidèle ?
Je ne crois pas, mais j'vous avoue
Que lorsqu'il est aux alentours
Un homme élégant comme vous,
J'aimerais inspirer l'amour...
Faites-moi plaisir cher ami,
Jouez ce jeu de séduction.
Voulez-vous bien être gentil
Et feindre une grande passion ?
Dites-moi que je suis jolie,
Que mes manières vous envoûtent,
Que j'ai des airs de paradis.
Je veux vous plaire coûte que coûte...
Oui je sais je fais ma coquette.
A mon âge est-ce raisonnable ?
Quoi mon âge ? Oh ! vous êtes bête !
Mais merci vous êtes bien aimable...
Dites-moi que pour vous éprendre,
Vous m'attendiez sans aucun doute,
Que vous frissonnez à m'entendre.
Je veux vous plaire coûte que coûte...
Je vois et j'en suis bien émue
Que mes paroles vous désarment,
Que vous vous troublez à ma vue...
Ne luttez pas contre mon charme...
Dites-moi qu'un de mes regards
Suffit à vous mettre en déroute,
Que dans les miens vos yeux s'égarent.
Je veux vous plaire coûte que coûte...
Vous approchez de mon épaule,
Tentez de sentir mon parfum.
Déjà votre souffle me frôle...
Attendez, n'allez plus loin...
Dites-moi que vous n'osez pas
Avec une moue fautive de scout
Qui a peur de faire un faux pas
Qui me déplaise ou me dégoûte.
Vous n'voulez pas ? Mais c'est un jeu !
Ne l'aviez-vous donc pas compris ?
On s'amuse un peu comme on peut
En effleurant les interdits.
Le seul à qui je devrais plaire,
C'est mon mari assurément.
Voyons, ne prenez pas cet air !
J'ai une alliance et cinq enfants.
Mais l'amour propre et mon ego
Ne savent pas se contenter
Des égards d'un seul hidalgo.
Ma vie doit être pimentée.
J'ai besoin d'un peu de jeunesse,
D'un peu de folie sur ma route.
Je n'veux pas être votre maîtresse,
Juste vous plaire, coûte que coûte !
C'est dur le reflet du miroir,
Je préfère me voir dans vos yeux
Quand vous jouez l'amant d'un soir
Ou les grands transis amoureux.
Quand vous bouclez mes cheveux blancs
Sur vos doigts fins, cela m'envoûte,
Et je répète machinalement :
Je veux vous plaire coûte que coûte.
Cependant, prenez garde à vous,
Car autant que je suis légère,
Mon époux est du genre jaloux
Et l’orage coule dans ses artères.
C'est un jeu qu'il ne comprend pas,
Il me voit toujours au mois d’août.
Moi je sais que l’hiver est là
Et qu’il faut plaire coûte que coûte.
Ayez un peu de compassion
Pour une femme qui se délite
En confidences et confessions.
Mon histoire est déjà écrite.
Votre visage paraît si doux
Lorsque vous êtes à mon écoute…
J’en viendrais à penser que vous
Voulez me plaire, coûte que coûte…