Décryptage humoristique (ou non) des choses de la vie, délires poétiques, réflexion et bonne humeur.
T'es pas belle ma ville
T'es grise et tu pues le soja
T'as des bistrots plein tes valises
Et ma valise ne revient pas
T'as des valises plein tes bistrots
T'as des voyages dans tes embruns
Et ça dérive et ça prend l'eau
De Recouvrance à Saint Martin
Je parle de toi comme d'un écueil
D'une porte qui reste entrouverte
Et si je reste sur le seuil
Est-ce que je cours à ma perte ?
Et on écoute Miossec
Un peu comme deux exilés
L'œil humide le cœur à sec
On voit le soir décliner
Vivre ailleurs ce n'est pas vivre
C'est attendre de rentrer
T'es comme un tout premier amour
Qui laisse un goût de pas assez
On aurait pu se dire toujours
Je suis partie tu es restée
Doit-on retourner d'où on vient ?
A ses anciennes habitudes
Aux rues que l'on connaît si bien
Y retrouver des certitudes ?
Car j'ai encore des nostalgies
De place Guérin ou Liberté
De chansons qui déchirent la nuit
Dans un relent d'ébriété
Et on écoute Miossec
Un peu comme deux exilés
L'œil humide le cœur à sec
On voit le soir décliner
Vivre ailleurs ce n'est pas vivre
C'est attendre de rentrer
Perpendiculaire à perpèt
De perspectives vers le port
T'as des brouillards de cigarette
J'ai des envies de réconfort
Mes quinze ans stagnent dans les flaques
Où sautent des mioches en capuche
Parfois jetée par le ressac
Je viens serrer quelques paluches
T'es vraiment à l'ouest ma ville
T'es trop loin de tout et de rien
Tu bouges pas toi t'es tranquille
C'est à moi de faire le chemin
Et on écoute Miossec
Un peu comme deux exilés
L'œil humide le cœur à sec
On voit le soir décliner
Vivre ailleurs ce n'est pas vivre
C'est attendre de rentrer
T'es si belle ma ville
Dans tes lumières de bout du monde
Quand ta nuit appelle les îles
Dans des bouteilles vagabondes
T'as des sirènes dans tes silences
Qui me ramènent jusqu'à toi
De Saint Martin à Recouvrance
C'est mon ombre que je revois
Doit-on retourner d'où on vient ?
Finir l'histoire où elle commence ?
Je ne sais pas je me souviens
Et ma mémoire tue la distance
Et on écoute Miossec
Un peu comme deux exilés
L'œil humide le cœur à sec
On voit le soir décliner
Vivre ailleurs ce n'est pas vivre
C'est attendre de rentrer